Covid-19 : les 43 000 places d'hébergement ouvertes pour les sans-abri depuis le premier confinement maintenues "jusqu'à mars 2022"

Précipité par l'épidémie de coronavirus, l'effort consenti pour aider les sans-abri va se prolonger pour dix mois au moins. De quoi soulager les associations.

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France Télévisions
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Un sans-abri dans un centre d'hébergement à Lyon (Rhône), le 25 avril 2020. (NICOLA VIGILANTI / HANS LUCAS / AFP)

"On ne remettra personne à la rue à l'issue de la trêve hivernale." C'est la promesse faite par le ministère du Logement en annonçant, vendredi 21 mai, que les 43 000 places d'hébergement ouvertes depuis le premier confinement pour les sans-abri seraient maintenues "jusqu'à la fin du mois de mars 2022". La trêve hivernale est, elle, exceptionnellement prolongée cette année jusqu'au 1er juin.

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Les associations craignaient un retour à la rue de ces personnes hébergées en urgence, pour moitié grâce à des accords avec une hôtellerie en mal de touristes, afin de répondre à la situation inédite provoquée par la crise causée par le Covid-19 et l'injonction faite à chacun de se confiner. Au total, plus de 200 000 sans domicile fixe sont actuellement hébergés dans des centres d'hébergement ou des hôtels.

Maintenir les places créées depuis mars 2020 va coûter 690 millions d'euros, ce qui doit porter le budget annuel consacré à l'hébergement d'urgence à 2,9 milliards, selon le ministère.

Cette décision suspend surtout la gestion des places "au thermomètre", décriée de longue date par les associations. Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert, salue ainsi la fin d'un "mode opératoire inhumain", qui consistait à abriter les plus précaires l'hiver avant de les renvoyer chaque printemps dans la rue. 

Au-delà de mars 2022, "il faut que ces places soient pérennisées de manière définitive", ajoute Florent Guéguen. "Vigilant", le directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité s'avoue toutefois "confiant" : difficile selon lui d'imaginer Emmanuel Macron remettre des milliers de personnes à la rue l'an prochain, à la veille de la présidentielle.

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