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Covid-19 : l'activité économique pourrait retrouver son niveau d'avant-crise d'ici la fin de l'année, selon un responsable de la Banque de France

Il y a "une grande vigueur de la reprise et une grande adaptation des entreprises à la crise sanitaire et aux mesures de restriction sanitaires qui ont été prises en juillet", selon le directeur général adjoint des études de la Banque de France

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Une terrasse de restaurant à Collioure (Pyrénées-Orientales), le 28 juillet 2021. (ALINE MORCILLO / HANS LUCAS / AFP)

L'activité en France est toute proche de son activité d'avant-crise, assure lundi 9 août la Banque de France. L'institution souligne la capacité d'adaptation des entreprises malgré les difficultés d'approvisionnement et de recrutement auxquelles elles sont confrontées. En juillet, la perte de produit intérieur brut (PIB) par rapport aux deux premiers mois de 2020 (soit juste avant l'irruption de la pandémie de Covid-19) n'était ainsi plus comprise qu'entre 1% et 1,5%, contre 2% en juin, selon la note de conjoncture de la banque centrale. 

Si les incertitudes demeurent élevées sur l'évolution de la pandémie, il y a "une grande vigueur de la reprise et une grande adaptation des entreprises à la crise sanitaire et aux mesures de restriction sanitaires qui ont été prises en juillet", explique Bruno Cabrillac, directeur général adjoint des études de la Banque de France. Selon lui, un retour à la normale d'ici la fin de l'année semble "tout à fait possible".

Des contrastes importants selon les secteurs

Le mois dernier, l'amélioration relevée par la Banque de France vient d'un fort redressement de l'hôtellerie-restauration, d'après l'enquête qu'elle a réalisée auprès de 8 500 entreprises entre le 22 juillet et le 4 août. En dehors de ce secteur, l'activité est "globalement stable dans de nombreux secteurs de l'industrie, du bâtiment et des services marchands", note la banque.

Près d'une entreprise industrielle sur deux connaît des difficultés d'approvisionnement, un problème qui concerne particulièrement l'automobile, les machines, les équipements électriques, ainsi que le secteur du bâtiment, avec six entreprises sur dix touchées, mais pour Bruno Cabrillac, ces difficultés devraient être "transitoires". Mais la part des entreprises signalant des difficultés de recrutement, encore en augmentation sur juillet, constitue un autre frein à la croissance, qui concerne plus de la moitié des entreprises dans les services et le bâtiment, et plus de quatre sur dix dans la restauration et l'hébergement.

Dans l'industrie, l'utilisation des capacités de production baisse pour le deuxième mois consécutif, mais reste proche de son niveau d'avant-crise. Certains secteurs comme l'agroalimentaire, la chimie ou le second oeuvre du bâtiment "sont au-dessus de leur niveau d'avant-crise" et devraient continuer à progresser, assure Bruno Cabrillac.

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