Covid-19 : la perte de l'odorat est bien un symptôme important, confirme une étude européenne

Selon cette étude menée sur des patients atteints de formes peu sévères, la perte de l'odorat est présente dans 70% des cas. L'OMS vient de l'ajouter à la liste des symptômes reconnus.

L\'anosmie ou perte d\'odorat est bien un symptôme du Covid-19 et vaut consultation chez le médecin (photo d\'illustration).
L'anosmie ou perte d'odorat est bien un symptôme du Covid-19 et vaut consultation chez le médecin (photo d'illustration). (JEAN-FRAN?OIS FREY / MAXPPP)

Une étude, menée sur 1 420 patients atteints de formes peu sévères du Covid-19 par plus de cinquante médecins ORL et chercheurs de 18 hôpitaux européens, confirme que la perte de l'odorat est un marqueur important qui doit alerter, rapporte France Inter. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de l'ajouter à la liste des symptômes reconnus, ainsi que la perte de goût, un mois et demi après les premiers résultats donnés début avril par une étude de l'hôpital Foch à Paris. Il apparaît aussi que les femmes sont plus touchées par ce symptôme.

Les femmes plus touchées par l'anosmie

Selon ces dernières observations, la perte de l'odorat (anosmie) est présente dans 70% des cas. C'est le premier symptôme identifié à égalité avec les maux de tête et avant l'obstruction nasale et la toux. Si cette étude définitive vient corroborer des constats initiaux des chercheurs, elle montre aussi que, contrairement à ce que disait l'étude préliminaire, la perte d’odorat n'est associée ni à une obstruction nasale, ni à une rhinorrhée (écoulement nasal). L’anosmie est donc bien un symptôme spécifique de l’infection au Covid-19. Si ces signes apparaissent, il faut donc rapidement consulter voire se placer à l'isolement. Des symptômes qui disparaissent au bout de deux à trois semaines chez la moitié des patients touchés.

Enfin, les chercheurs relèvent que les Chinois, premiers touchés par le coronavirus, sont moins sujets à ces symptômes. Cela s'expliquerait par des différences génétiques entre les populations asiatiques et européennes ou par la mutation du virus.