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Covid-19 : "Il ne me semble pas que les chiffres soient extrêmement favorables à une réouverture des écoles", regrette une directrice d'école

"Pour ce qui est des tests salivaires, on n'en a pas encore vu la couleur", pointe la représentante du Snuipp-FSU en Seine-Saint-Denis.

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Radio France
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Une cour d'école (illustration). (DAMIEN MEYER / AFP)

"En ce moment, j'ai pas mal d'élèves qui ont le Covid-19, qui m'ont prévenue qu'ils ne seraient pas là à la rentrée. Il ne me semble pas que les chiffres soient extrêmement favorables à une réouverture des écoles", affirme Catherine Da Silva, directrice d'école élémentaire à Saint-Denis et représentante du Snuipp-FSU 93, dimanche 25 avril sur franceinfo. L'enseignante se dit "pas vraiment sereine" avant la rentrée prévue lundi 25 avril dans les écoles, alors que les chiffres de l'épidémie de Covid-19 restent élevés.

La représentante syndicale note tout de même un point positif : "Nous avons obtenu le non-brassage des élèves en cas de professeurs absents. Si un enseignant est absent, on ne pourra plus répartir les enfants dans les différentes classes." Mais à propos du dépistage du Covid-19, Catherine Da Silva reste inquiète : "On aura les autotests pour les enseignants, mais pour ce qui est des tests salivaires, on n'en a pas encore vu la couleur avant les vacances et je ne sais pas si on en verra la couleur après les vacances, j'espère que des efforts seront faits."

Encore peu d'enseignants vaccinés

Selon le protocole sanitaire, il faudra fermer une classe dès le premier cas positif de coronavirus. "C'est arrivé avant les vacances, j'espère que cela ne sera pas le cas, mais je ne suis pas très rassurée au sujet de la circulation du virus dans les quartiers autour de l'école", explique Catherine Da Silva.

Au sein de son établissement, aucun enseignant n'est vacciné. "C'est pour les 55 ans et plus pour le moment. Or, en Seine-Saint-Denis, la moyenne d'âge est bien plus basse chez les enseignants, cela ne concerne que 10% d'entre eux. On cherche désespérément, quel que soit l'âge à essayer de trouver le bon plan pour se faire vacciner, en faisant la queue au Stade de France le soir par exemple. C'est quelque chose de très anxiogène pour les collègues. Ramener le virus chez soi est très inquiétant", conclut l'enseignante.

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