Covid-19 en Guadeloupe : le CHU de Pointe-à-Pitre lance "un appel national" aux soignants "pour gérer cette vague très importante"

"Les malades arrivent en grand nombre tous les jours", selon le vice-président de la commission médicale d'établissement du CHU.

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Radio France
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Des infirmières travaillent dans le service de soins intensifs du CHU de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), le 24 septembre 2020. (LARA BALAIS / AFP)

Bruno Jarrige, vice-président de la commission médicale d'établissement du CHU de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), a lancé mercredi 28 juillet sur franceinfo "un appel national" aux soignants "pour gérer cette vague très importante" de Covid-19. L'état d'urgence sanitaire doit être déclaré mercredi à minuit en Guadeloupe, ainsi qu'à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Avec la recrudescence de cas de Covid-19, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a indiqué qu'il s'agit de "prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger les centres hospitaliers locaux qui pourraient rapidement se retrouver sous forte tension".

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"Je lance un appel au niveau national pour tous ceux qui ont un peu de temps à nous consacrer, avec les compétences requises", précise Bruno Jarrige. Le médecin anesthésiste-réanimateur est "preneur" de tous les "soignants Français qui pourraient donner un peu de leur temps", que ce soit "pour travailler une semaine, 15 jours, trois semaines pour aider à gérer cette vague qui est très importante". Ces soignants peuvent se rapprocher du CHU de la Guadeloupe pour proposer leurs services. 

Une vingtaine de passages par jour aux urgences

Le responsable de la cellule Covid du CHU a fait une demande à la réserve sanitaire d'une "trentaine d'infirmiers formés à la réanimation". Le CHU essaie également, de son côté, "de recruter une trentaine d'infirmiers de réanimation, mais ce sera insuffisant". L'hôpital a également besoin d'infirmiers de médecine conventionnelle "pour aider à la gestion de cette vague" au CHU de la Guadeloupe, mais aussi au centre hospitalier de la Basse-Terre et d'autres hôpitaux "qui vont avoir besoin de monter en charge sur la gestion des malades pour que le CHU soit capable d'avaler les plus graves".

Bruno Jarrige estime qu'il va falloir "déprogrammer" des opérations pour redéployer les personnels présents sur les secteurs Covid "puisque les malades arrivent en grand nombre tous les jours". Il constate "une vingtaine de passages par jour dans les urgences Covid". Il souligne que "les chiffres montrent très vite. Et pour gérer ce flux de patients, on est obligé d'augmenter la capacité des services pour le Covid. Et cela se fait forcément au détriment des malades habituels." Bruno Jarrige ajoute que "la tension est très importante pour faire face à cette vague qui est là, qui a bien commencé et qui, on le craint, va monter assez haut".

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