Covid-19 : émue, la Première ministre danoise s'excuse pour la gestion de la crise après l'abattage de millions de visons

Depuis le début de cette crise sanitaire, un projet de loi a été déposé au Parlement visant l'interdiction des élevages de visons jusqu'en 2022.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Mette Frederiksen, Première ministre danoise, s'excuse pour la gestion de la crise qui a conduit à l'abattage de millions de visons, dans une ferme près de Kolding, au Danemark, le 26 novembre 2020.  (MADS NISSEN / RITZAU SCANPIX / AFP)

Mette Frederiksen s'est interrompue à plusieurs reprises pour essuyer ses larmes. Après l'abattage au Danemark de plus des deux tiers des quelque 15 à 17 millions de visons, après la découverte de foyers de Covid-19 dans les élevages du pays, la cheffe du gouvernement danois s'est pour la première fois excusée personnellement pour la gestion de cette crise. "Je considère qu'il y a lieu de s'excuser pour le déroulement des faits. Je n'ai aucun problème pour dire pardon pour ça car des fautes ont été commises", a-t-elle dit à la télévision TV2 en sortant de sa visite chez un éleveur à Kolding, dans l'ouest du pays, dont les bêtes ont été euthanasiées.

La Première ministre avait décidé l'abattage massif en raison d'une mutation problématique du coronavirus via ces mustélidés qui pouvait, selon des études préliminaires, menacer l'efficacité du futur vaccin pour les humains. Quelques jours plus tard, le gouvernement avait toutefois reconnu qu'il n'avait pas de base légale suffisante pour faire éliminer les bêtes saines.

La démission du ministre de l'Agriculture 

Le ministre de l'Agriculture s'était aussi excusé, avant de finalement démissionner. Le 19 novembre, le ministère de la Santé avait conclu que cette menace potentielle pour les vaccins humains était "très probablement éteinte", en l'absence de nouveau cas détecté.

"C'est important de se rappeler que ce n'est pas de la faute des éleveurs, c'est la faute du coronavirus, si l'industrie ne peut pas continuer", a ajouté la cheffe du gouvernement, parlant d'une visite "émouvante".

Depuis le début de cette crise, un projet de loi a été déposé au Parlement visant l'interdiction des élevages de visons jusqu'en 2022.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.