Covid-19 : "Dans un contexte d'urgence", la Haute autorité de santé autorise l'accès à un traitement prophylactique aux personnes immunodéprimées

Une partie des personnes immunodéprimées n'ont toujours pas d'anticorps contre le Covid-19 détectables après une troisième dose de vaccin, et donc sont à très haut risque de développer une forme grave.

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Radio France
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Pour un certain nombre de personnes immunodéprimées, le vaccin contre le Covid-19 n'a aucun effet. Elles ne produisent pas d'anticorps, selon les données récentes de la Haute autorité de santé. (DENIS CHARLET / AFP)

"Dans un contexte d'urgence" de reprise épidémique liée au variant Delta du Covid-19, la Haute autorité de santé (HAS) annonce dans un communiqué vendredi 6 août qu'elle autorise "l'accès précoce" à un traitement prophylactique à des patients immunodéprimés, qui sont "à très haut risque de faire une forme sévère de la Covid-19". Ce traitement préventif est le "Ronapreve de Roche-Regeneron, qui associe deux anticorps-monoclonaux, le casirivimab et l'imdevimab", précise le communiqué.

Pour justifier sa décision, la HAS explique que selon "des données récentes", "environ 25% des personnes immunodéprimées suite à une greffe ou à une leucémie lymphoïde chronique n'ont toujours pas d'anticorps détectables après la troisième dose" de vaccin.

Un traitement avant ou après exposition

Les patients concernés pourront bénéficier de ce traitement "soit en pré-exposition, soit après une exposition au SARS-CoV-2", c’est-à-dire s’ils sont cas contact. 130 000 patients "non-répondeurs à un schéma vaccinal complet" sont concernés par ce traitement, affirme le communiqué.

La Haute autorité de santé exige cependant la mise en place d’un "registre national de suivi" des patients traités en prophylaxie, afin "d’évaluer l’efficacité biologique et clinique du traitement" grâce à des données récoltées tous les deux mois, et avant de "se prononcer sur le renouvellement de cette autorisation, à l'issue des six mois accordés aujourd'hui", conclut le communiqué.

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