Covid-19 : ce que l'on sait de la situation dans un Ehpad de l'Aveyron où six personnes sont mortes

Une vingtaine de membres du personnel et une cinquantaine de résidents ont été contaminées dans un établissement situé à Sévérac d'Aveyron.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
L'Ehpad de Séverac-d'Aveyron (Aveyron) dans lequel s'est déclaré plus de 70 cas de Covid-19.  (MATHILDE DE FLAMESNIL / FRANCE TELEVISIONS)

A Sévérac d'Aveyron, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Rodez, un Ehpad fait face au scénario du pire. L'établissement, dans lequel a été détecté un foyer épidémique au début du mois de septembre, a enregistré un sixième décès parmi ses résidents dans la soirée du dimanche 13 septembre. "C'est catastrophique", a réagi Edmond Gros, le maire de la commune, lundi matin sur BFMTV"Je connais plutôt bien les gens et les pathologies [ainsi que] la clientèle à laquelle on s'adresse : c'est sûr que l'on va avoir beaucoup de décès", a commenté l'édile – et ancien médecin de l'Ehpad – sur la chaîne d'information. Patients fragiles, personnel contaminé, solidarité du voisinage et appel à l'aide... Voici ce que l'on sait de la situation dans cet établissement.

Six morts et plus de 70 personnes contaminées 

L'alerte a été donnée le 4 septembre dans l'Ehpad Gloriande après la détection de plusieurs cas positifs chez des pensionnaires et un salarié. La campagne de tests menée dans l'établissement aveyronnais a révélé que, sur les 75 personnes âgées que compte cet Ehpad, plus de 50 étaient positives au Covid-19. Vingt des 58 salariés de l'Ehpad ont aussi été contaminées. 

Selon le dernier bilan communiqué par l'Agence régionale de santé d'Occitanie, 47 résidents étaient atteints lundi 14 septembre au matin. Mais six résidents sont morts des suites de la maladie en l'espace de quatre jours. Selon une source contactée par France Bleu Occitanie, l'une des victimes au moins ne présentait pas de symptômes alarmants. 

Samedi, quatre résidents étaient hospitalisés, dont une en réanimation, selon France 3 OccitanieSeule l'unité protégée des personnes âgées atteintes de maladies neuro-dégénératives, qui accueille douze patients, est totalement épargnée pour le moment, selon France Bleu.

Les résidents strictement confinés 

"Tous les résidents sont confinés dans leur chambre et une surveillance étroite de l'évolution de leur état de santé est opérée par le personnel soignant et de service", indiquait dès samedi l'ARS dans un communiqué. Sur BFMTV, Edmond Gros, le maire de Sévérac d'Aveyron, a confirmé que les résidents ne pouvaient pas recevoir de visites.

Un Ephad à court d'effectif

La vingtaine de membres du personnel atteints du Covid-19 ont été contraints d'arrêter le travail. Et l'Ehpad s'est donc rapidement retrouvé en sous-effectif. "La direction de l'établissement et l'ARS ont lancé un appel à la solidarité auprès des autres Ehpad de l'Aveyron pour obtenir des renforts, notamment d'aide-soignants", a indiqué à l'ARS d'Occitanie à l'AFP.

Ainsi, dès le début du week-end, l'Ehpad a reçu le renfort de quatre membres de la Protection civile et d'une infirmière. "Ces renforts permettent d'aider notamment pour la surveillance de nuit", a précisé l'ARS d'Occitanie, tandis qu'une plateforme gouvernementale de mise en relation de l'établissement avec des professionnels de santé volontaires de toute la France a été activée.

Des bénévoles qui viennent aider en solidarité

D'après Edmond Gros, "beaucoup de locaux" ont apporté leur soutien à l'établissement. Sur BFMTV, le maire de Sévérac d'Aveyron a évoqué "une trentaine de personnes [venues] aider pour porter les repas dans les chambres, des choses comme ça". L'édile a précisé que ces personnes avaient bien sûr présenté un test négatif. "Ces bénévoles sont déployés en soutien au personnel professionnel de l'Ehpad, dans le plus grand respect des protocoles. Les bénévoles ne seront bien évidemment pas en contact direct avec les malades", avait déjà précisé la mairie dans le courant du week-end, citée par France 3 Occitanie.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.