Covid-19 : "C'était une conférence de presse pour rien", réagit le maire de Metz au lendemain de la prise de parole de Jean Castex

François Grosdidier, maire LR de Metz (Moselle), a été déçu par la conférence de presse de Jean Castex ce jeudi. Il espérait des annonces concrètes et locales.

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Radio France
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François Grosdidier, maire de Metz (FRANÇOIS PELLERAY / FRANCE-BLEU LORRAINE NORD)

"C'était une conférence de presse pour rien", a réagi François Grosdidier, maire LR de Metz (Moselle), vendredi 26 février 2021 sur franceinfo, au lendemain de la prise de parole du Premier ministre Jean Castex. "Nous apprenons que nous sommes en surveillance renforcée, nous pensions naïvement l'être déjà depuis longtemps." 

Jean Castex a en effet annoncé que 20 départements français seront placés sous "surveillance renforcée"Ces territoires ont pour point commun d'avoir "un niveau d'incidence élevé, autour de 250 cas pour 100 000 habitants, une part de variant supérieure à 50%, une pression hospitalière proche du seuil critique et, enfin, une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement", a détaillé le Premier ministre.

"Il faut des mesures adaptées aux territoires"

François Grosdidier a plaidé pour des mesures adaptées aux territoires : "Notre problème à nous, qui n'est pas forcément le cas de Dunkerque ou de Nice, c'est l'explosion des variants chez les plus jeunes, donc c'est pour ça qu'il faut que les mesures soient adaptées aux territoires." 

"S'en tenir au découpage administratif" n'aurait "aucun sens", selon lui. "On a le sud du département qui n'est pas plus touché que la moyenne nationale. Et on a un bout de la Meurthe-et-Moselle Nord qui est agglomérée finalement au secteur de Metz qui est beaucoup plus touchée. Il faut partir des réalités humaines et physiologiques et certainement pas de découpages administratifs", a-t-il plaidé.

"Ensuite, un reconfinement de deux jours n'a pas de sens. Le Premier ministre et le ministre de la Santé m'avait expliqué à Metz, à la mi-janvier, qu’un reconfinement de 15 jours ou trois semaines, comme je le demandais, était trop court pour avoir des effets. Et là, on propose un reconfinement de deux jours uniquement le week-end", constate le président de la Fédération des maires de Moselle. "C'est ce qui a été proposé à Nice. Ça n’a aucun sens et ça ne rend que plus insupportable ce couvre-feu qui est interminable et qui n'inverse pas la tendance."

Le Dunkerquois et 63 communes des Alpes-Maritimes s'apprêtent à vivre deux week-ends confinés, en réaction aux forts taux d'incidence du virus sur ces territoires.

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