Covid-19 : aux Ménuires, "entre 10 et 12% de la clientèle habituelle" est présente, une situation "catastrophique" selon la directrice de l'office du tourisme

Le gouvernement l'avait annoncé, en raison de la crise sanitaire les stations de ski sont bien ouvertes pour les fêtes de fin d'année mais les remontées mécaniques, elles, restent fermées au moins jusqu'au 7 janvier. Résultat, les touristes ne sont pas au rendez-vous.

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La station des Menuires (Savoie), le 17 mars 2020, durant le premier confinement. Photo d'illustration. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Au Ménuires, "on estime qu'on a à peu près entre 10 et 12% de la clientèle habituelle d'un hiver classique", a affirmé vendredi 25 décembre sur franceinfo Marlène Giacometti, directrice de l'office du tourisme des Ménuires et de Saint-Martin-de-Belleville (Savoie), alors que les stations sont ouvertes mais que les remontées mécaniques sont fermées au moins jusqu'au 7 janvier, en raison de l'épidémie de Covid-19. Les touristes ne sont donc pas au rendez-vous.

Les Ménuires accueillent habituellement "18 000 personnes la semaine de Noël", précise Marlène Giacometti. "Là, on estime qu'on en a 1 500." L'atmosphère est "très inhabituelle" dans la station, c'est "calme, serein, une atmosphère très originale par rapport à nos habitudes".

La directrice de l'office du tourisme reconnaît que pour les Ménuires comme pour les autres stations, "c'est catastrophique" même si"d'autres activités" sont proposées. "On ne sait pas du tout quand on va pouvoir ouvrir les remontées mécaniques et accueillir en nombre nos clients." La clientèle étrangère qui représente "la moitié" de la clientèle de la station "n'est pas là et, a priori, ne pourra pas venir cette année, ou très peu. La situation est compliquée".

Ça va dans le bon sens, mais c'est difficile

Marlène Giacometti

franceinfo

Marlène Giacometti assure que l'Etat a "entendu" les stations et "a mis en place des aides. On avance dans le bon sens pour pouvoir aider les moniteurs de ski, les compagnies de remontées mécaniques et les loueurs de matériel". Les saisonniers des Ménuires "ne sont pas venus pour la plupart", précise la directrice de l'office du tourisme. "Certains ont été embauchés et mis en activité partielle. C'était un petit peu les consignes gouvernementales. Pour beaucoup ils sont restés chez eux." Elle estime que "90% des travailleurs sont en activité partielle."

"Se passer de ski alpin est un crève-coeur"

Faute de pouvoir prendre les remontées mécaniques pour faire du ski alpin, les touristes présents peuvent pratiquer "95% des activités de plein air", détaille Marlène Giacometti. "Beaucoup se mettent au ski de randonnée, découvrent la peau de phoque, font du ski de fond évidemment, de la raquette, du chien de traineau, des choses très simples en famille, de la construction d'igloo, des batailles de boules de neige." Les adolescents peuvent également participer à "des ateliers DVA (détecteur de victimes d'avalanches) pour faire de la recherche de victimes d'avalanche". Les vacanciers sont "en extérieur" pour une "bouffée d'oxygène".

La patronne de l'office du tourisme admet que "se passer de ski alpin est un crève-cœur". Mais les clients "savaient, avant d'arriver, à quoi s'attendre". Elle s'est rendu compte qu'ils avaient "vraiment besoin juste de calme, d'air pur, de grands espaces." "Une rando, un chocolat chaud, un vin chaud, une raclette le soir. Pour eux, toutes les cases sont cochées pour les vacances", ajoute Marlène Giacometti.

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