Covid-19 : actuellement, "un test sur trois est positif", indique le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques

D'après Philippe Besset, président de la Fédéraion des syndicats pharmaceutiques de France et invité lundi de franceinfo, on réalise "400 à 450 000 tests par jour".

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Radio France
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Une personne se soumet à un test de dépistage du Covid-19 à Houdain (Pas-de-Calais), le 7 décembre 2021. (CÉCILE BIDAULT / RADIO FRANCE)

Actuellement, "un test sur trois est positif, c'est beaucoup", a indiqué lundi 28 mars sur franceinfo Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France. Santé publique France a recensé en moyenne 130 000 cas de Covid-19 par jour, la semaine dernière. C'est le grand retour des files d'attente devant les pharmacies pour se faire dépister. Selon Philippe Besset on réalise entre "400 et 450 000 tests par jour" dans les officines. "C'est le seuil maximum sans faire appel à l'aide", juge-t-il.

franceinfo : L'augmentation du nombre de cas se ressent-elle vraiment dans les officines ?

Philippe Besset : On teste beaucoup. On est revenus à peu près à 400 voire 450 000 tests par jour. C'est sensiblement le même chiffre que l'été dernier. La grosse différence est qu'à cette époque on se testait pour avoir le pass sanitaire et pour pouvoir aller au restaurant. Là, on ne se teste que quand on a des symptômes. On a quasiment un cas sur trois qui est positif au Covid-19, ce qui est beaucoup. Ce sont surtout des gens qui ont des symptômes et ce sont des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe : des maux de gorge, le nez qui coule et de la fièvre. Les symptômes déclenchent donc le test. Toutes les tranches d'âge sont véritablement concernées. On n'arrive pas à faire de tri. Les gens âgés prennent probablement plus de précautions parce que ce n'est pas foncièrement la population la plus à risque qui contracte le Covid actuellement. À côté de ce rebond du Covid-19, il y a aussi toutes les autres maladies hivernales qui ne sont pas terminées.

Il y a justement la grippe. Voyez-vous cela aussi ?

Oui, il y a effectivement cette année une épidémie de grippe. On est de nouveau un petit peu sur tous les fronts. On avait pensé à la fin du mois de février qu'on était sortis de l'ornière. Là, l'épidémie repart. Fort heureusement, on arrive à juguler des cas graves [de Covid-19]. D'autant que maintenant, il y a un traitement pour les cas graves et pour les personnes à risque. À partir du moment où on est positif, il faut vraiment interroger son médecin pour voir si on est éligible au traitement. C'est un message important à faire passer.

Avez-vous le personnel suffisant pour pratiquer les tests antigéniques ou réinstaller les barnums sur les trottoirs ?

C'est le moment où on se pose la question à vrai dire, parce qu'on va de nouveau être au niveau maximal de ce qu'on peut faire par nous-mêmes. Il va donc falloir se poser la question de reprendre du personnel supplémentaire ou des barnums en effet. On est montés jusqu'à plus d'1,1 million de tests antigéniques par jour au mois de janvier mais avec des appuis que nous avons recrutés. Là, on est à 400 000 et c'est le seuil maximum sans faire appel à l'aide. Nos confrères biologistes ont mis en place des moyens assez importants également pour pouvoir réaliser un grand nombre de tests en laboratoire. On rappelle que le test PCR est la référence. Il peut permettre également de savoir quels variants on a contracté. Ce qui ne permet pas l’antigénique en pharmacie. En revanche, le seul inconvénient, c'est que le délai de rendu du résultat est un peu plus long. Il faut compter 24 heures alors qu'on a un rendu immédiat en dix minutes avec le test antigénique.

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