Coronavirus : Vitré, dans l’Ille-et-Vilaine, découvre le couvre-feu

Il est désormais interdit de se déplacer après 21 heures sans attestation dérogatoire dans 54 départements. A Vitré (Ille-et-Vilaine), le samedi 24 octobre marque le premier jour du couvre-feu. 

France 3

A Vitré, petite commune de 18 000 habitants de l’Ille-et-Vilaine, c’est la surprise qui prédomine à l'annonce du couvre-feu. "On pensait être préservé un petit peu", reconnait une habitante. "C’est vrai qu’on ne s’y attend pas, parce que Vitré reste quand même une commune rurale...", admet une autre. Pourtant, le taux d’incidence, à savoir le taux de contamination pour 100 000 habitants, dépasse largement le seuil d’alerte dans la ville. Les restrictions étaient inévitables, mais ont un impact direct sur la vie locale.

Coup dur pour l’économie

Comme pour les métropoles, c’est d’abord la restauration qui est impactée. "À partir de la semaine prochaine, on va faire du chômage partiel", explique Fabrice Lebrec, restaurateur. Malgré tout, il ignore "ce que ça va donner". "Si c’est pour faire 15 couverts le soir ou dix, ça ne vaut pas le coup d’ouvrir", se lamente-t-il. Les bars, quant à eux, devront tous fermer. Pour la nouvelle maire LR, Isabelle Le Callennec, c’est une première ombre au tableau. "Pour l’économie ça va être dur", confie-t-elle. Guère le choix néanmoins : l’hôpital est surchargé, sept patients luttent pour leur vie dans l’unité Covid +. La situation évolue chaque jour dans la ville. "Si jamais le nombre de contaminations continue d’augmenter, de nouvelles restrictions pourraient être prises", indique le journaliste Thomas Cuny. 

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La gérante d\'un bar se prépare à fermer son établissement à l\'approche du couvre-feu, le 21 octobre 2020 à Toulouse (Haute-Garonne). 
La gérante d'un bar se prépare à fermer son établissement à l'approche du couvre-feu, le 21 octobre 2020 à Toulouse (Haute-Garonne).  (LILIAN CAZABET / HANS LUCAS / AFP)