Coronavirus : Venise dit non au tourisme de masse

À Venise (Italie), le monde d'après pourrait bien être différent. Profondément bouleversés par l'épidémie de coronavirus Covid-19, la population et le maire de la ville entendent bien revoir leur vision du tourisme de masse.

FRANCE 2

Cela fait cinquante jours que Venise (Italie) n'a pas un touriste. C'est plus qu'une parenthèse, voire la fin d'un monde. Confinement lié au coronavirus Covid-19 oblige, le cœur de la ville s'est brutalement arrêté. "On est passé d'un extrême à l'autre", explique Matteo Secchi, de l'association Venessia. "Ici, il y a quelques mois, on ne pouvait même pas se croiser. Maintenant, c'est désert."

Passer d'un tourisme de masse à une économie plus douce

Venise est une ville habituée à la surpopulation. Jusqu'à 30 millions de personnes se sont rendues dans la ville italienne en 2018. Les gigantesques paquebots qui écrasaient le centre-ville sont le reflet d'une économie massivement tournée vers le tourisme. "Je crois que l'histoire de ces grands bateaux dans Venise vient de se terminer avec l'épidémie. Cela n'aura plus de sens de les accepter encore", prévoit Matteo Secchi. Alors, Venise pense à l'après. Les mentalités évoluent. Les élus locaux veulent passer d'un tourisme de masse à une économie plus douce, quitte à accepter un quota maximum de visiteurs quotidiens.

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Des touristes se promènent dans Venise, en Italie, le 8 juin 2019. 
Des touristes se promènent dans Venise, en Italie, le 8 juin 2019.  (MIGUEL MEDINA / AFP)