Coronavirus : "Une trentaine" de cas suspects "dont deux avérés" à Belle-Île-en-Mer (Morbihan), selon le président de la communauté de communes

Pour Frédéric Le Gars, il n'y a pas "de liens de cause à effet", entre ces cas de coronavirus et l'arrivée à Belle-Île-en-Mer de Parisiens y possédant une résidence secondaire.

Le port du Palais à Belle-île-en-Mer (Morbihan), avec le bassin à flot, en octobre 2018.
Le port du Palais à Belle-île-en-Mer (Morbihan), avec le bassin à flot, en octobre 2018. (AURÉLIE LAGAIN / FRANCE-BLEU BREIZH IZEL)

"Il y a une trentaine de suspicions" de cas de coronavirus à Belle-Île-en-mer dans le Morbihan, "dont deux avérés", indique samedi 28 mars sur franceinfo, Frédéric Le Gars, président de la communauté de communes de Belle-Île-en-Mer et maire du Palais. "La situation est sous contrôle puisque nous avons un hôpital qui s'est organisé en conséquence pour appréhender cette apparition du coronavirus".

Ces personnes doivent rester "confinés à leur à domicile et doivent porter un masque, des infirmiers passent à leur domicile pour vérifier leur état de santé", a ajouté Stéphane Pinard, médecin généraliste et président de la Commission médicale d'établissement du centre hospitalier de Belle-Île-en-Mer.

Pas de preuve que ces cas sont dûs à l'arrivée de Parisiens y possédant une résidence secondaire

Pour Frédéric Le Gars, il n'y a pas "de liens de cause à effet", entre ces cas de coronavirus et l'arrivée à Belle-Île-en-Mer de Parisiens y possédant une résidence secondaire, "on ne peut pas le démontrer", a-t-il poursuivi. "Ce sont des gens qui sont chez eux, une résidence secondaire, c'est un domicile".

"Grâce aux comptages faits sur les rotations maritimes on a une arrivée estimée à 600 personnes supplémentaires dans l'île, ce qui est loin d'être l'invasion telle qu'elle a pu être décrite dans certains médias", insiste Frédéric Le Gars.

On est passés de 5 400 à 6 000 habitants, la situation est donc tout à fait gérable par rapport à nos capacités sanitaires. Nous sommes prêts à affronter l'arrivée probable du coronavirus sur Belle-Île.Frédéric Le Gars, président de la communauté de communes de Belle-Île-en-merà franceinfo

Le confinement doit être scrupuleusement respecté, car "la première mesure à respecter, ce sont les mesures barrières, c'est l'isolement et le confinement, il faut que chacun reste chez soi et ne se déplace que dans l'extrême absolue nécessité d'aller faire ses courses. Soyons sérieux et responsables, évitons aux services de l'hôpital d'être encombrés par des comportements qui ne sont pas admissibles en état de confinement", a-t-il martelé.

Sans parler de laisser-aller, il y a selon Frédéric Le Gars, "une certaine forme d'insouciance". "Soyons respectueux des préconisations telles qu'elles sont faites, à Belle-Île comme ailleurs, personne n'est en vacances, il faut absolument respecter le confinement et laisser le personnel travailler avec le moins de charges possibles".