Coronavirus : une enquête scientifique internationale s'intéresse à la perte de l'odorat et du goût

Les personnes atteintes de ces symptômes sont invitées à remplir un court questionnaire. L'objectif est d'atteindre plusieurs dizaines de milliers de réponses, récoltées par des centaines de chercheurs de nationalité différentes.

L\'idée de cette étude est de proposer un protocole de suivi des gens qui ont encore des problèmes d\'odorat et de goût globalement au bout de 15 jours.
L'idée de cette étude est de proposer un protocole de suivi des gens qui ont encore des problèmes d'odorat et de goût globalement au bout de 15 jours. (GUIDO CAVALLINI / CULTURA CREATIVE / AFP)

Mieux comprendre l'anosmie et l'agueusie liées au Covid-19. Une enquête internationale sur la perte de l'odorat et du goût, observée au cours de la maladie due au nouveau coronavirus, a été lancée, auprès des malades et anciens malades par un consortium de plus de 500 chercheurs de 38 pays.

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A travers un court questionnaire, les scientifiques cherchent "d'abord à déterminer la fréquence de ces symptômes pendant l'épidémie de Covid-19, l'âge, le sexe des personnes concernées, et leur éventuelle persistance", explique à l'AFP le professeur Jérôme Golebiowski, de l'Institut de chimie de Nice (CNRS/Université Côte d'Azur). L'objectif est d'atteindre plusieurs dizaines de milliers de réponses, ajoute l'expert, qui coordonne la partie "France" de l'étude. Dans un second temps, l'idée serait de proposer un protocole de suivi des gens qui ont encore des problèmes d'odorat et de goût globalement au bout de 15 jours.

Une enquête pour explorer ces symptômes

Le questionnaire lié à cette étude est accessible sur un site internet (https://sites.google.com/view/gcchemosensr/) et s'adresse à ceux diagnostiqués par test PCR, par un médecin, ou qui sont persuadés d'avoir eu ces symptômes. Il permettra d'explorer la nature de ces cas d'agueusie et d'anosmie parmi les personnes atteintes et de les comparer à d'autres pathologies. La participation à cette enquête est volontaire et prend environ 10 à 15 minutes. Les données resteront totalement anonymes et seront stockées sur des sites sécurisés, précisent ses initiateurs.

L'enquête n'a pas vocation à établir un diagnostic et ne propose pas de traitement. Les chercheurs se sont regroupés au sein du Consortium mondial pour la recherche chémosensorielle (ou GCCR pour Global Consortium for Chemosensory Research) pour étudier ce phénomène. Le questionnaire doit être disponible à terme dans plus de 20 langues.