Coronavirus : l’indicateur des eaux usées en Nouvelle-Aquitaine

La Nouvelle-Aquitaine souhaite renforcer la surveillance de ces eaux usées pour détecter au plus tôt l’éventuelle présence du coronavirus.

France 2

Des prélèvements quotidiens à l’entrée et à la sortie de la station d’épuration. Mais Michael Roch, technicien d’usine de traitement des eaux, ne surveille pas seulement la qualité des eaux. "On fait des analyses pour le suivi de la qualité du traitement, déjà et ensuite pour le Covid-19", indique-t-il. Des tests décidés dès le mois d’avril dans les cinq stations de traitement des eaux usées du  bassin d’Arcachon (Gironde). Mais ces analyses ont surtout permis de détecter la présence du coronavirus dans les eaux usées, avant même l’apparition des premiers malades. Une dizaine de jours avant les hôpitaux.

Équiper les laboratoires publics

L’enjeu est de taille : jusqu’ici épargnée par la pandémie, la Nouvelle-Aquitaine voit affluer les touristes. La population du bassin d’Arcachon augmente de 15%. Les stations de traitement peuvent donc jouer les vigies. Problème : en Nouvelle-Aquitaine, seul un laboratoire dispose du matériel pour détecter le coronavirus dans les eaux usées. La région va donc débloquer 200 000 euros pour équiper d’autres laboratoires publics.

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Une station de traitement des eaux usées.
Une station de traitement des eaux usées. (France 2)