Coronavirus : les postiers exercent leur droit de retrait

Alors que le gouvernement demande aux salariés dont la présence est indispensable d’aller travailler, certains ont décidé d’exercer leur droit de retrait. C’est le cas des postiers inquiets.

France 2

Les facteurs sont-ils en sécurité quand ils font leur tournée ? Dans un centre de distribution à Paris, certains s’inquiètent. "Moi, cet après-midi, je consulte sur Internet car je fais de l’hypertension. Et je pense que je ne vais pas venir demain", explique un postier.

Réclamer des protections

Un chauffeur porte un masque qu’il a acheté lui-même, cinq euros. Il le juge plus protecteur que celui qu’il a reçu ce matin. Lundi 16 mars, avec une trentaine d’agents, ce chauffeur a exercé son droit de retrait. Il n’a pas travaillé pour réclamer des protections. "Lundi, aucun chauffeur n’a travaillé, parce qu’on n'avait rien : pas de gants, du gel au compte-goutte, on n’avait pas de masque. Les masques, on ne les a que depuis aujourd’hui (jeudi 19 mars)", justifie-t-il.

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Alors que le gouvernement demande aux salariés dont la présence est indispensable d’aller travailler, certains ont décidé d’exercer leur droit de retrait. C’est le cas des postiers inquiets.
Alors que le gouvernement demande aux salariés dont la présence est indispensable d’aller travailler, certains ont décidé d’exercer leur droit de retrait. C’est le cas des postiers inquiets. (FRANCE 2)