Coronavirus : les policiers craignent une multiplication des arnaques autour de la chloroquine

Les cyber-escrocs profitent de la pandémie pour faire du profit. Avec l'émergence du débat sur la chloroquine, les policiers mettent en gardent contre les arnaques en ligne.

Article rédigé par
édité par Théo Hetsch - David Di Giacomo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un gendarme de la Division de lutte contre la cybercriminalité. (THOMAS COEX / AFP)

"Une des caractéristiques des escrocs, c'est d'être très réactifs à l'actualité", prévient le commissaire François-Xavier Masson. directeur de l'office central chargé de lutter contre la cybercriminalité. Depuis le début de l'épidémie, il voit fleurir les arnaques autour du coronavirus (faux médecins, fausses cagnottes ou encore attaques informatiques).

Désormais, les cyber-enquêteurs s'attendent à de nouvelles arnaques autour de la vente de chloroquine, dont les stocks diminuent. "Je suppose qu'avec les dernières déclarations sur la chloroquine, on devrait voir fleurir les sites internet qui vont la proposer", craint le commissaire. "La prudence est vraiment de mise, en particulier en ce qui concerne les médicaments ou ce qui touche à la santé publique", prévient le policier.

>> Quatre questions sur la chloroquine

Ne jamais commander sur internet des produits pharmaceutiques ou des médicaments dont on ignore absolument la provenance.

François-Xavier Masson, directeur de l'office central de lutte contre la cybercriminalité

à franceinfo

Si vous êtes victime d'une cyber-escroquerie liée au coronavirus, la police nationale vous conseille de vous rendre sur la plateforme en ligne Pharos. Depuis le début de l'épidémie, elle a recueilli près de 400 signalements.

De faux médecins ou de faux appels aux dons

"On a eu plusieurs cas de faux médecins ou de fausses infirmières", liste notamment François-Xavier Masson. "Ils vont soit monnayer leurs conseils pour lutter contre le coronavirus et éviter de l'attraper, soit vous demander de financer la recherche, par exemple pour la découverte d'un vaccin".

Des sites internet proposent aussi des masques ou encore des gels hydroalcooliques, Mais une fois encore, il faut être très méfiant. Ce sont souvent de fausses pharmacies en ligne. "Soit vous ne recevez rien, car le site derrière n'a aucun stock et ne fais que récupérer vos coordonnées bancaires, soit vous recevez un masque ou du faux gel hydroalcoolique, qui n'ont évidemment pas les caractéristiques nécessaires pour vous proposer quoi que ce soit".

Coronavirus : les arnaques se multiplient - Reportage de David Di Giacomo - 0
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