Coronavirus : les pharmacies pourront désormais vendre des masques "grand public"

Un arrêté publié samedi ajoute ces masques "non sanitaires" à la liste des marchandises qui peuvent être vendues en officine.

Une couturière bénévole montre un masque en tissu, le 21 avril 2020, à Paris.
Une couturière bénévole montre un masque en tissu, le 21 avril 2020, à Paris. (YANN CASTANIER / HANS LUCAS / AFP)

Les masques "grand public", permettant de limiter la propagation du coronavirus, pourront désormais être vendus en pharmacie. Les officines sont autorisées à distribuer ces masques en tissu, lavables et réutilisables, depuis la publication d'un arrêté du ministère de la Santé dans le Journal Officiel, samedi 25 avril. La décision a été prise sur "proposition du Conseil national de l'ordre des pharmaciens en date du 15 avril 2020", précise le texte.

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Cet arrêté modifie le Code de la santé publique, qui fixe la liste des marchandises que les pharmaciens sont autorisés à vendre. Les officines pourront, dès lundi, commander "des masques non sanitaires, fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables""Ce n'est donc pas la peine d'aller en pharmacies lundi pour acheter des masques", indique à BFMTV Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Selon la chaîne d'information, le ministre de la Santé a indiqué que les masques de base coûteront de 2 à 5 euros. "Mais il y en aura qui seront utilisables 50 fois par exemple et ceux-là coûteront peut-être entre 10 et 15 euros", précise Philippe Besset à BFMTV. Le président de la FSPF a proposé à l'exécutif que les pharmacies distribuent gratuitement ces masques aux plus précaires. L'objectif : éviter que "le prix soit un frein pour les personnes socialement fragiles" si le port devient obligatoire dans les lieux publics, comme le préconise le Conseil scientifique.