Coronavirus : les marins-pêcheurs à la peine

Alors que les Français sont invités à limiter leurs sorties en regroupant leurs courses, par exemple, certains produits sont délaissés des consommateurs. C’est le cas notamment du poisson, et c’est un coup dur pour les marins-pêcheurs. 

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Le port de Port-en-Bessin, dans le Calvados, est à l’arrêt. Tous les bateaux sont à quai, une première, de mémoire de marin. "On n’a jamais vu ça, même en cas de forte tempête. On part à la mer, on perd 3 000 € la semaine, avec les charges. On va pêcher du poisson qui ne sera pas vendu, qui va partir à la poubelle", explique Quentin Yonnet, un armateur. La pêche subit de plein fouet le confinement, avec la fermeture des marchés et des restaurants.

Des mesures de confinement impossibles à respecter

La demande a chuté brutalement, alors les marins s’inquiètent. Un autre problème se pose aux patrons. Dans un bateau de pêche, impossible de respecter le confinement et les gestes barrières. Si un marin est contaminé, les assurances ne le couvriront pas. Chez des mareyeurs, les hangars sont d’ordinaire remplis de marchandises, et 30 personnes y travaillent dès 5 heures du matin. Mais à la criée du jour, il n’y avait qu’un bateau et 300 kilos de poisson. 

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Des pêcheurs, à Boulogne-sur-Mer, à bord du "Corentin Lucas". (MATTHIEU DARRIET / FRANCE-BLEU NORD)