Coronavirus : Pâques, ramadan, Pessah... Les fêtes religieuses d'avril devront se faire "sans rassemblement", prévient Emmanuel Macron

C'est ce qu'a annoncé le chef de l'Etat aux représentants des cultes qu'il avait réunis par audioconférence, lundi matin.

Le président de la République, Emmanuel Macron, à l\'Elysée (Paris), le 19 mars 2020.
Le président de la République, Emmanuel Macron, à l'Elysée (Paris), le 19 mars 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Les traditionnelles fêtes religieuses du mois d'avril approchent. Mais l'épidémie de coronavirus oblige les organisateurs à s'adapter. Emmanuel Macron a réuni les représentants des cultes par audioconférence, lundi 23 mars, pour les prévenir que ces célébrations devront se faire "sans rassemblement", ont indiqué à l'AFP plusieurs participants.

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"Toutes les fêtes religieuses arrivent en avril. Le président a eu un langage de vérité : les fêtes, compte tenu de la situation actuelle, ne peuvent pas s'organiser comme cela se fait habituellement", a déclaré à l'AFP le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, qui participait aux échanges. Le chef de l'Etat a averti que "les fêtes ne seront pas vécues comme habituellement. Il y a une possibilité de les vivre de manière virtuelle", a renchéri François Clavairoly, le président de la Fédération protestante de France. L'Elysée a confirmé à l'AFP que le président leur avait demandé de "se préparer à célébrer ces grandes fêtes dans un cadre différent".

La semaine sainte et le week-end de Pâques pour les chrétiens tombent du 6 au 12 avril, avant le lundi de Pâques le 13. Les fêtes de Pessah, la Pâque juive, sont prévues du 9 (au 8 au soir) au 16 avril et le ramadan doit débuter autour du 24 avril.

Pas de généralisation de la crémation

Selon l'Elysée, les participants ont convenu de la "création d'une cellule d'écoute, à la disposition des soignants pour orienter les familles ou les personnes les plus isolées ou démunies à la gestion de la maladie". Ce serait "un outil plus restreint qu'un numéro vert, où des associations pourraient effectuer des permanences téléphoniques et où seraient dirigées des personnes en difficulté pour avoir un soutien moral voire spirituel, en fonction de leur croyance ou sensibilité ou obédience." 

Emmanuel Macron s'est voulu aussi rassurant sur le fait qu'il n'était pas question que la crémation se généralise pour les personnes décédées du Covid-19. "Le président a dit qu'aucune directive n'avait été donnée aux préfets en ce sens, il y a eu des maladresses de langage dans quelques situations, le malentendu est dissipé", a indiqué l'Elysée. La crémation est proscrite dans la tradition musulmane.

A également été abordée la gestion par les collectivités locales des espaces funéraires, sachant qu'il incombe aux maires de prendre les dispositions nécessaires pour les places dans les cimetières. 

Cette réunion a réuni les responsables des principaux cultes (musulman, catholique, protestant, bouddhiste, orthodoxe) ainsi que des associations laïques et de francs-maçons. Elle devrait se renouveler dans une quinzaine de jours.

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