Coronavirus : "Les enseignants ne sont pas responsables de la désertification de certaines écoles, puisque les familles ont encore réellement peur", selon la FSU

La secrétaire départementale du syndicat FSU dans le Haut-Rhin souhaiterait vivement se projeter vers la rentrée de septembre, pour imaginer un système d'accueil des élèves pérenne.

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Radio France
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Des marquages au sol dans une cour de récréation pour respecter la distanciation physique (illustration). (PHILIPPE PAUPERT / RADIO FRANCE)

"Les enseignants ne sont pas responsables de la désertification de certaines écoles, puisque les familles ont encore réellement peur", a affirmé Valérie Poyet, professeure en maternelle dans le Haut-Rhin, secrétaire départementale du syndicat FSU, vendredi 12 juin sur franceinfo.

Des voix s'élèvent pour assouplir le protocole sanitaire dans les établissements scolaires, au vu notamment de l'évolution de l'épidémie de coronavirus en France.

"En fait, ce système de volontariat a aussi mis un peu à mal cet accueil, puisqu'à Mulhouse, nous ne sommes qu’à 20% de retour des enfants", a expliqué l'enseignante. Selon Valérie Poyet, la base du volontariat "met réellement des bâtons dans les roues pour que les enfants puissent revenir" à l’école.

Les enseignants ont passé beaucoup de temps au téléphone pour convaincre les familles. Mais beaucoup d'entre elles sont aussi encore très inquiètes.

Valérie Poyet, secrétaire du syndicat FSU dans le Haut-Rhin

à franceinfo

Emmanuel Macron devrait faire des annonces dimanche soir lors de son allocution aux Français. Mais, pour Valérie Poyet, "ce sera réellement impossible de changer les choses en une soirée pour que lundi ce soit mis en place". L’enseignante aimerait qu’on se projette vers la rentrée de septembre : "C'est exactement l'inquiétude qui se profile. Donc nous aimerions travailler, réfléchir et mettre en place un système qui pourra éventuellement être pérennisé à la rentrée", a-t-elle déclaré.

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