Coronavirus : les DJ's à l'arrêt et en pleine précarité

La crise du coronavirus a stoppé net les activités des DJ's, qui pour beaucoup d'entre eux se retrouvent sans ressources depuis plusieurs semaines. 

France 2

Les nuits sont devenues encore plus silencieuses, les décibels muets, les pistes de danse sont vides dans les clubs et boites de nuit, et les platines des DJ's sont figées. Désormais, ces derniers mixent en ligne, en direct pour garder le lien avec le public. Que ce soit les stars David Guetta et Martin Solveig ou des anonymes qui rythment d'ordinaire les soirées des weekends, ils s'occupent en attendant une reprise incertaine. "Ça a plongé toute une sphère dans une grosse précarité", confie Victor Salomon, DJ à Paris. "Moi, j'ai dû perdre 80% de ce que je gagne d'habitude sur ces deux derniers mois", confie-t-il. 

Les boîtes de nuit fermées jusqu'à nouvel ordre

Le club qui emploie le DJ est fermé jusqu'à nouvel ordre, et reste la promesse incertaine du patron de maintenir les effectifs à la réouverture. "Comme les DJ n'ont pas de travail, comme les drag-queens, tous les personnels artistiques qu'on emploie, nous les reprendront tous. Et je vais essayer de les reprendre trois ou quatre fois par semaine, alors qu'on les prenait qu'une fois", explique Olivier Robert, propriétaire de The Labo à Paris. On compte en France quelque 10 000 DJ's, qui ont pris de plein fouet la crise. Jean-Michel Jarre, l'un des précurseurs, appelle à les aider. 

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David Guetta lors de son concert au festival \"Vieilles Charrues\", le 21 juillet 2019 à Carhaix-Plouger (Finistère).
David Guetta lors de son concert au festival "Vieilles Charrues", le 21 juillet 2019 à Carhaix-Plouger (Finistère). (LOIC VENANCE / AFP)