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Coronavirus : "Les choses fonctionnent mieux même si nous attendons des précisions sur le déconfinement" explique Dominique Bussereau

Dominique Bussereau, président du département de la Charente-Maritime et de l'assemblée des départements de France, donne son regard sur la gestion de la crise sanitaire du coronavirus. 

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Dominique Bussereau invité du 18h50 politique de franceinfo vendredi 24 avril.
Dominique Bussereau invité du 18h50 politique de franceinfo vendredi 24 avril. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

La communication du gouvernement dans la crise sanitaire du coronavirus "a été un peu chaotique au début. Je trouve aujourd'hui que les choses fonctionnent mieux même si nous attendons des précisions sur le déconfinement", a réagi vendredi 24 avril sur franceinfo, Dominique Bussereau, président du département de la Charente-Maritime et de l'assemblée des départements de France.

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Alors que le gouvernement annonce le déconfinement progressif à partir du le 11 mai, l'ancien secrétaire d'Etat chargé des Transports sous Nicolas Sarkozy, estime qu'"on ne peut pas faire de la distanciation dans une rame de métro parisien ou dans un tramway à Bordeaux ou à Nantes". "Il faut obliger à porter un masque, ça veut dire qu'il faut que ces masques soient distribués aux gens. Il faut qu'on en trouve dans les magasins Relay des gares, des stations de métro", a avancé Dominique Bussereau.
 
franceinfo : La RATP dit que la distanciation sociale dans le métro ce sera impossible comment on fait pour faire redémarrer les métros, les bus et les trains ?
 
Dominique Bussereau : On ne peut pas faire de la distanciation dans une rame de métro parisien ou dans un tramway à Bordeaux ou à Nantes. On ne peut pas faire de la distanciation dans un avion d'une compagnie low cost. La bonne méthode, c'est celle qu'ont proposée Jean-Pierre Farandou le président de la SNCF ou Catherine Guillouard la présidente de la RATP ou des présidents de région comme Valérie Pécresse. Il faut obliger à porter un masque, ça veut dire qu'il faut que ces masques soient distribués aux gens. Il faut qu'on en trouve dans les magasins Relay des gares, des stations de métro, dans des distributeurs, chez tous les commerçants, les pharmaciens, les bureaux de tabac. Que celui qui arrive à la gare ou dans une station de métro qui n'a pas de masque puisse quand même faire son voyage en trouvant la possibilité d'en acheter un ou s'en voir donner un avant de faire son voyage.
 
Les masques ce sera la solution suffisante, pas de distance d'un mètre entre les voyageurs ?
 
Il faudrait tenir la distance mais quand vous voyez la ligne 13, qui a toujours été la plus compliquée, la plus difficile avec sa fourche au nord, est déjà en cette période où il y a peu de monde qui travaille complètement embouteillée par le nombre de voyageurs, sachant que la RATP ne pourra pas mettre sur le réseau 100 % de ces rames, de ces bus, de ces trams en service dès le 11 mai, il faudra certainement que les entreprises organisent les horaires de travail différemment. Il faut que pas mal de nos concitoyens, ceux qui le peuvent, continuent d'être en télétravail parce que la distanciation sociale ce n'est pas possible sauf augmenter le prix d'un billet de train de 50 %, idem pour le prix d'un billet d'avion et on pourrait prendre d'autres exemples.
 
Il y a eu des couacs de communication au sein du gouvernement, entre l'Elysée et Matignon et entre les ministères. Que pensez-vous de la façon dont cette crise est gérée au niveau de l'Etat ?
 
Ça a été un peu chaotique au début. Je trouve aujourd'hui que les choses fonctionnent mieux même si nous attendons des précisions sur le déconfinement. Le moment n'est pas à la critique. Quand il y a crise, il faut que l'Etat et toutes les collectivités, les citoyens travaillent ensemble. Il y aura toujours suffisamment des gens intelligents pour dire ce qu'il fallait faire pendant.  

Dominique Bussereau invité du 18h50 politique de franceinfo vendredi 24 avril.
Dominique Bussereau invité du 18h50 politique de franceinfo vendredi 24 avril. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)