Coronavirus: les capacités de réanimation sont "saturées" dans le Haut-Rhin, affirme la préfète du Grand-Est

"Nous sommes confrontés à cette épidémie galopante", déclare Josiane Chevalier, préfète du Grand-Est et du Bas-Rhin, pour qui "on paie le prix fort de cette non-prise en compte des mesures [barrières] de base".

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Radio France
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Josiane Chevalier, préfète du Grand-Est et du Bas-Rhin, le 1er septembre 2014. (PHILIPPE ROUAH / MAXPPP)

"On a un nombre important de personnes contaminées qui ne cesse de croître chaque jour et on a aussi des capacités de réanimation qui sont saturées dans le Haut-Rhin et qui sont très largement occupées dans le Bas-Rhin", a indiqué Josiane Chevalier, préfète du Grand-Est et du Bas-Rhin, mardi 17 mars sur France Inter, à propos de l'épidémie de coronavirus Covid-19.

"On paie le prix fort de cette non-prise en compte des mesures [barrières] de base et donc maintenant nous sommes confrontés à cette épidémie galopante", a-t-elle expliqué, rappelant que tout est "parti d'un rassemblement évangéliste qui a eu lieu dans le Haut-Rhin et qui a rassemblé plus de 3000 personnes, avec un non-respect des mesures barrières". "En résumé, tout ce qu'il ne faut pas faire", a-t-elle souligné.

Mais nous y faisons face parce qu'on a un système de santé qui est performant.

Josiane Chevalier, préfète du Grand-Est et du Bas-Rhin

à France Inter

"Le service des armées va nous apporter, grâce à la solidarité de l'institution militaire, des moyens supplémentaires", a annoncé la préfète, et "nous faisons bloc avec toutes les collectivités, avec le monde hospitalier, le monde de la médecine de ville, les cliniques privées".

Des besoins de personnels spécialisés en réanimation

"Le directeur général des hôpitaux de Strasbourg invente chaque jour une nouvelle forme de prise en charge pour libérer des places, puisque notre objectif est vraiment de s'occuper des personnes les plus malades qui sont nombreuses dans le Grand-Est", a expliqué la préfète, tout en soulignant que les hôpitaux de la région avaient besoin de "compétences médicales" supplémentaires pour faire face à l'afflux de malades.

"La réanimation est un service très pointue donc il faut des professionnels à spécialités. La solidarité interrégionale pourrait être intéressante" de ce point de vue, a estimé Josiane Chevalier. La préfète du Grand-Est a par ailleurs indiqué que des masques chirurgicaux avaient été livrés lundi soir.

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