Coronavirus : les billets ne font pas courir de risques particuliers d'infection, selon la Banque de France

La Banque de France s'appuie sur plusieurs études pour l'affirmer. Elle met par ailleurs en avant "la liberté" pour un consommateur de pouvoir "régler ses achats en espèces s'il le souhaite.

Des analyses ont montré que les virus se propageaient plus difficilement sur des surfaces poreuses comme celle des billets, assure la Banque de France.
Des analyses ont montré que les virus se propageaient plus difficilement sur des surfaces poreuses comme celle des billets, assure la Banque de France. (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

La Banque de France se veut rassurante. Au moment où les paiements sans contact sont privilégiés et les espèces apparaissent comme de potentiels vecteurs du virus, l'utilisation des billets de banque ne présente pas de risques particuliers d'infection au Covid-19, assure, jeudi 11 juin, la banque centrale française.

"Les analyses scientifiques confiées ces dernières semaines à des laboratoires européens de référence ont confirmé que les billets ne présentaient pas de risques particuliers d'infection par rapport aux autres surfaces du quotidien", précise la Banque de France. "En comparant le comportement du virus sur différents types de surfaces, il est apparu qu'il pouvait survivre dix à cent fois plus longtemps sur de l'acier inoxydable (une poignée de porte par exemple) que sur un billet", développe-t-elle. Et d'ajouter : "D'autres analyses ont montré que les virus se propageaient plus difficilement sur des surfaces poreuses comme celle des billets que sur des surfaces lisses comme le plastique."

"L'utilisation des billets de banque ne fait donc courir aucun risque de contamination particulier dans la vie courante, en continuant bien entendu d'appliquer les gestes barrières recommandés par l'Organisation mondiale de la santé", conclut la Banque de France. Elle rappelle par ailleurs que les espèces ne "peuvent pas être refusées dans le cadre d'une transaction sous peine d'une sanction pénale, sous réserve des plafonds fixés par la réglementation et du droit du bénéficiaire d'exiger de l'acheteur qu'il fasse l'appoint".