Coronavirus : le problème de la main d’oeuvre inquiète les agriculteurs du Vaucluse

L’inquiétude grandit chez les agriculteurs du Vaucluse à l’aube de la pleine saison des récoltes. Face à la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, ils attendent avec impatience l’ouverture des frontières pour accueillir les saisonniers étrangers.

France 2

Sur les Monts-de-Venasques (Vaucluse), les cerises arrivent à maturité, prêtes à être récoltées. Ces travailleurs espagnols sont des habitués. Ils habitent à Cavaillon et vivent au rythme des récoltes. "Je commence avec les cerises, après il y aura les poires et jusqu’en octobre ce seront les pommes. En novembre, je rentre en Espagne", explique l'un d’eux.

Un tiers des saisonniers sont des étrangers

Pour mener à bien sa récolte, Nicolas Auragnier comptait sur la main-d’œuvre étrangère, mais le ministère de l’Agriculture impose une mise en quarantaine. "Il faut trouver du monde en attendant que les gens puissent sortir de la quatorzaine pour venir travailler", déplore ce producteur de cerises. Pour fonctionner, l’agriculture a besoin de main-d’oeuvre. Chaque année, plus de 200 000 travailleurs saisonniers sont embauchés. Un tiers d’entre eux viendraient de l’étranger.

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Cerises.
Cerises. (WANG XINPENG / IMAGINECHINA / AFP)