Coronavirus : le marché automobile français continue de plonger et enregistre une baisse de 50,34% en mai

La chute se poursuit, mais elle est moins violente que pour les mois de mars et avril, pendant lesquels le confinement strict a provoqué l'effondrement du nombre d'immatriculations de nouvelles voitures.

Un concessionnaire Renault à Chateaubriant (Loire-Atlantique), le 30 mai 2020.
Un concessionnaire Renault à Chateaubriant (Loire-Atlantique), le 30 mai 2020. (RONAN HOUSSIN / HANS LUCAS / AFP)

Le marché automobile français a encore plongé en mai. Sous l'effet des mesures de confinement, le nombre d'immatriculations a chuté de 50,34%, selon des données publiées lundi 1er juin par les constructeurs. La baisse s'est ralentie par rapport aux mois précédents : les immatriculations s'étaient en effet effondrées de 72% en mars et de 88,8% en avril.

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A l'image de leurs concurrents étrangers, les groupes français ont souffert en mai. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) a enregistré un recul de 56,07% des immatriculations de voitures particulières neuves. Le groupe Renault (Renault, Dacia, Alpine) a vu le nombre d'immatriculations reculer de 50,39%, d'après les chiffres du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). "On a noté une nette reprise en fin de mois, c'est-à-dire que tout le système de distribution et celui de livraison ainsi que les commandes se sont débloqués", a commenté François Roudier, porte-parole du CCFA, joint par l'AFP.

Les perspectives demeurent "très floues pour la première fois depuis des années". Pour l'année 2020, les prévisions du secteur "sont comprises entre -20% et -30% mais elles sont à prendre vraiment prudemment, car il nous manque vraiment beaucoup d'informations", en particulier sur la relance.