Coronavirus : "Le leadership de cette crise est essentiellement pris en charge par des hommes", regrette Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Éducation nationale et directrice France de l'ONG One, réclame "une révolution de nos mentalités".

Najat Vallaud-Belkacem, à Marseille, le 28 novembre 2016.
Najat Vallaud-Belkacem, à Marseille, le 28 novembre 2016. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

"Le leadership de cette crise est essentiellement pris en charge par des hommes", regrette jeudi 23 avril sur France Inter Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l'Éducation nationale et directrice France de l'ONG One. "Moi ce qui me surprend depuis le début, explique-t-elle, c'est l'actuelle distorsion entre, d'une part, l'omniprésence des femmes parmi ceux qui nous sauvent et nous aident et, d'autre part, leur quasi absence parmi ceux qui décident. C'est vraiment frappant."

"On donne la parole toujours aux mêmes"

"À partir du moment où un discours guerrier est adopté au sommet de l'État pour combattre le coronavirus Covid-19, dénonce-t-elle, on va réunir autour de la table exclusivement ou presque des hommes." "Et alors qu'on vante partout la société du 'care' et qu'on se dit qu'une nouvelle ère est venue, poursuit l'ancienne ministre, la réalité, c'est que entre guillemets, quand on passe aux choses sérieuses, on réécoute toujours les mêmes et l'on donne la parole toujours aux mêmes." Face à cela, Najat Vallaud-Belkacem réclame "une révolution de nos mentalités".