Coronavirus : le dépistage massif, une stratégie efficace ?

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Coronavirus : le dépistage massif, une stratégie efficace ?
France 2
Article rédigé par
S.Ricottier, C.Barbaux, A.Lepinay, B.Drouet, B.Poulain, M.Mouamma, H.Horocks, D.Mascret - France 2
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Un dépistage massif du Covid-19 débute lundi 14 décembre durant une semaine dans des villes témoins. Il a débuté ce matin au Havre (Seine-Maritime) puis à Charleville-Mézières (Ardennes), pour dresser une photographie de l’état de l’épidémie et sensibiliser la population. 

Au Havre (Seine-Maritime), l’opération a commencé lundi 14 décembre. Les résultats des tests antigéniques, gratuits et sans ordonnance, sont fournis aux volontaires sous 20 minutes. Pour cette première journée de dépistage, peu de volontaires se sont présentés : un peu plus de 2 000 personnes seulement sur les 270 000 habitants de l’agglomération. S’il est positif, le malade doit être isolé sans délai chez lui ou à l’hôtel. Cette étape est cruciale pour briser les chaînes de contamination. "Toute personne contagieuse asymptomatique qui s’ignore et que l’on récupère dans le circuit, et qui peut s’isoler […] c’est un élément de plus dans la bataille contre l’épidémie", explique Thomas Deroche, directeur de l’ARS Normandie. La commune de Charleville-Mézières (Ardennes) s’est aussi portée candidate pour la campagne. Si 250 chambres d’hôtels ont été réquisitionnées pour l’isolement des cas positifs, les volontaires ont été peu nombreux dans la journée. 

Pas de dépistage massif élargi à toute la France

Pourrait-on généraliser du dépistage massif ? "Peu probable" pour le médecin et journaliste Damien Mascret, présent sur le plateau du 20 Heures. Tout d’abord, car il faut "une participation massive d’au moins 75%" de la population. Un défi logistique puisque cela représenterait 50 millions de tests, alors que nous avons aujourd’hui "à peine atteint 2,5 millions de tests en une semaine". Il va également falloir "répéter les tests", "si vous êtes négatifs six ou sept jours plus tard". Par ailleurs, il faut pouvoir "tracer les cas contacts" et "isoler" les personnes testées positives. Un accompagnement poussé leur sera désormais proposé, indique Damien Mascret. 

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