Coronavirus : le blues des artistes du Limousin

Festivals annulés ou concerts reportés, les professionnels du spectacle paient le prix fort face au Covid-19. En Limousin, comme ailleurs, les artistes sont suspendus aux annonces de l’Elysée.

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France Télévisions Rédaction Culture
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Brive festival, qui est l'un des plus importants festival en Limousin, a été annulé cet été.  (NICOLAS BLANZAT / FRANCE-BLEU LIMOUSIN / JUILLET 2019)

Le Limousin, c’est en moyenne une cinquantaine de festivals chaque été. Alors l’annulation de la plupart de ces évènements culturels est une véritable catastrophe économique pour tous les comédiens, musiciens, chanteurs ou techniciens qui étaient programmés.

Un avenir incertain

Pour la compagnie Les Barbus qui sillonne les planches du Limousin tout au long de l’année, l’avenir est plus qu’incertain. "Les programmateurs ont eu du mal à se déplacer. Sans eux, on n’est pas programmé. Et sans programmation, on ne peut pas se montrer", s’inquiète Sébastien Coppolino, l’un des fondateur de la compagnie. 

L’inquiétude est également grande pour la scène musicale locale. Le groupe de ska Les éjectés devait sortir son dernier single en avril. Finalement, ce sera en septembre. Le chanteur du groupe, Steff Tej, préfère garder le moral. "Il faut qu’on arrive à faire quelque chose malgré cette situation, donc j’essaye de le faire avec optimisme", nous confie-t-il.

La polémique du Puy du Fou

Une philosophie que ne partage pas tous les acteurs du monde culturel surtout depuis l’affaire du Puy du Fou. Le 15 août dernier, la préfecture de Vendée a autorisé le parc d’attraction à accueillir jusqu’à 9000 personnes à son spectacle nocturne. Pour la compagnie limougeaude Du grenier au grain il ne faut pas céder à l’angoisse face à cette situation mais "ce qui s’est passé au Puy du Fou est un signal fort envoyé à tous ces théâtres et musées qui sont toujours fermés" fustige Fabrice Richert, auteur et metteur en scène.   

Bientôt la fin de la galère ?

La ministre de la culture, Roselyne Bachelot, qui a récemment reçu les représentants syndicaux du spectacle vivant s’est engagée à défendre la fin de la distanciation physique dans les salles de concert et de théâtre. La balle est désormais dans le camp de l’Elysée.

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