Coronavirus : "Le bac ne pourra pas se tenir comme il se tient habituellement", pour le syndicat enseignant SNES-FSU

Pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, le bac pourrait comporter quelques épreuves fin juin, avec "des programmes aménagés". 

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Radio France
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Des élèves planchent sur des épreuves anticipées du baccalauréat en histoire-géographie, au lycée Racine de Montdidier (Somme), le 21 janvier 2020.  (ALEXIS MOREL / FRANCE-INFO)

Jean-Michel Blanquer a annoncé lundi 30 mars que la formule retenue pour le baccalauréat serait connue "à la fin de la semaine". Le ministre de l'Éducation nationale précise également qu'il y aura "forcément une dose de contrôle continu". Pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, "ce qui est certain, c'est que le bac ne pourra pas se tenir comme il se tient habituellement, c'est la conclusion que l'on peut tous tirer des semaines assez compliquées que l'on vit actuellement".

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Pour la représentante du principal syndicat des enseignants du second degré, "on pourrait très bien imaginer avoir quelques épreuves de terminale à la fin de juin, pour avoir ce moment qui réunit les élèves. Des épreuves qui seraient bien évidemment aménagées, dans le choix des sujets, pour que les élèves ne soient pas piégés. Et puis, utiliser les notes de l'année, dans ce contexte très exceptionnel que l'on connaît. Le tout étant validé par un jury du baccalauréat, comme il en existe aujourd'hui."

Une situation exceptionnelle 

Le SNES-FSU est opposé à la nouvelle formule du baccalauréat et aux E3C, qui imposent désormais une dose de contrôle continu. Mais pour cette année, estime Sophie Vénétitay, "on voit bien que l'on est dans une situation exceptionnelle, qui va nous imposer de prendre un peu de hauteur par rapport au débat qu'on a pu avoir toute l'année et que l'on reprendra certainement l'année prochaine. Mais là on a un impératif, c'est de prendre en compte ce qu'ont vécu les élèves."

Jean-Michel Blanquer doit annoncer en fin de semaine les modalités retenues. Sophie Vénétitay souligne "les concertations, un échange", avec le ministre, sur les formules envisagées. "On a vraiment intérêt en période normale, mais encore plus en période de crise, à arriver à des solutions concertées et validées par l'ensemble de la communauté éducative." En cas de dégradation de la situation sanitaire, la déléguée syndicale le reconnaît, "il nous faudra réfléchir à d'autres hypothèses, car la priorité reste bien évidemment la santé de tous et ensuite la reprise progressive des cours dans l'intérêt de tout le monde."

Laisser souffler les élèves pendant les vacances 

À quelques jours des vacances, qui commencent au soir du vendredi 3 avril pour la zone C, Sophie Vénétitay insiste, "il faut arriver à faire une pause, à faire en sorte de ne pas se surcharger, tout en gardant un certain lien avec l'école. Ce que l'on faisait les années précédentes est tout à fait envisageable : il y a un peu de travail qui est donné pendant les vacances, chacun s'organise comme il veut et on reprend le fil de nos échanges à la fin des vacances."

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