Coronavirus : la fédération des banques alimentaires lance un appel "à toutes bonnes volontés" pour récupérer des masques de protection

"On fait aussi un appel à toutes les bonnes volontés pour soit nous donner des masques, soit nous apporter de l'argent pour nous permettre d'en acheter", a déclaré Jacques Bailet, président de la fédération des banques alimentaires.

Un bénévole de la banque alimentaire, à Perpignan. Photo d\'illustration.
Un bénévole de la banque alimentaire, à Perpignan. Photo d'illustration. (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)

Jacques Bailet, président de la fédération des banques alimentaires, a lancé mardi 25 mars sur franceinfo un appel aux bénévoles. "Il en faut à peu près 5 à 6 000, à la fois dans les banques alimentaires et dans les associations partenaires", a-t-il indiqué. Par ailleurs, en pleine épidémie de coronavirus, il fait appel "à toutes les bonnes volontés" pour récupérer des masques ou obtenir des dons pour "permettre d'en acheter", a-t-il expliqué.

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franceinfo : Pourquoi lancez-vous cet appel ?

Jacques Bailet : On manque de bénévoles. Je lance un appel à tous les gens pour nous aider au quotidien, faire du tri, de la manutention, des choses simples. Deux heures tous les deux ou trois jours. Cela nous soulagerait énormément puisqu’une bonne partie de nos bénévoles, à la fois des bénévoles des banques alimentaires, mais aussi des 5 000 associations partenaires. Ce sont bénévoles qui ont en général 65, 70 ans. Donc, il faut prendre le relais et éviter. Deuxième pénurie : les protections. On n'a pas de masques ou très peu. Donc, c'est un peu actuellement la débrouille. On fait aussi un appel à toutes les bonnes volontés pour soit nous donner des masques, soit nous apporter de l'argent pour nous permettre d'en acheter.

Combien vous manque-t-il de bénévoles ?

Des bénévoles, il en faut à peu près 5 à 6 000, à la fois dans les banques alimentaires et dans les associations partenaires. Pour les masques, on peut estimer qu'avec cinquante mille masques, on peut déjà franchir une belle étape. Et puis, on a aussi un problème de denrées puisque on d'être à court de denrées. On risque d’être à court de produits secs, riz, pâtes et certaines conserves qui sont des denrées qui sont pour nous actuellement très précieuses. Lorsque nous manquons de bénévoles, ce sont des denrées qu'on peut stocker de façon assez simple. C'est plus compliqué pour les produits frais.

Avez-vous plus de bénéficiaires en ce moment ?

Les bénéficiaires ne sont pas en hausse. Par contre, certaines associations qui sont en manque de bénévoles ont dû fermer et donc ces gens qui sont démunis, en précarité alimentaire vont vers d'autres associations qui sont parfois un peu débordées. C'est pour ça que je pense qu'il faudrait vraiment qu'au niveau local, l'État soit un acteur ferme pour coordonner et mutualiser l'effort des associations, pour qu'on soit sûr que les moyens qui sont restreints soient vraiment mis en commun là où c'est nécessaire.