Coronavirus : la Bourse de Paris chute à l'ouverture

Entre crise pétrolière et épidémie de coronavirus, les Bourses mondiales sont au bord du krach.

Lundi noir pour les places financières mondiales. La Bourse de Paris dévissait à nouveau à l'ouverture (-5,71%), lundi 9 mars, dans le sillage des autres Bourses, inquiètes du décrochage des cours du pétrole et des effets économiques de l'épidémie de coronavirus. A 9h30, le CAC 40 plonge à 7,5%, Total perd 13,75% et les banques chutent entre 11 et 14%. 

Conséquence directe de l'épidémie de Covid-19, les cours pétroliers sont en chute libre et entraînent avec eux les bourses mondiales, faisant craindre des conséquences économiques et sociales d'ampleur. L'échec des négociations entre l'OPEP et la Russie, pour réduire la production de baril pour soutenir l'économie affectée par la crise sanitaire, a poussé à une guerre des prix du pétrole. Moscou, deuxième producteur mondial de pétrole, s'est opposé à une nouvelle réduction de 1,5 million de barils par jour. En réponse, l'Arabie saoudite s'est lancée dans une vaste braderie en effectuant la plus importante réduction de ses prix pétroliers en 20 ans.

Les PME particulièrement touchées par l'épidémie

"Une très bonne nouvelle" pour les consommateurs, puisque cela devrait se renssentir sur le prix à la pompe, mais "pas forcément pour l'économie française", a estimé le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire."Avoir un prix du pétrole qui baisse trop, ça inquiète les marchés", ce qui a "des répercussions sur le financement de nos entreprises et donc sur notre économie", a-t-il détaillé. Interrogé sur France Inter, il a appelé à la solidarité des grandes entreprises envers leurs sous-traitants : les PME risquent d'être particulièrement touchées par l'épidémie du Covid-19.

La croissance devrait être sensiblement revue à la baisse, et passer en dessous des 1% pour l'année 2020. "Les fondamentaux de l'économie française sont bons. Jusqu'à cette crise du coronavirus, tous les indicateurs étaient ben orientés: l'investissement, l'emploi, l'innovation, la croissance", a toutefois tenu à assurer le ministre.