Coronavirus : "La bonne formule n'est pas d'alléger le protocole" dans les écoles, réagit le SNUIPP-FSU

Plus de septaine systématique pour les camarades de classe lorsqu'un enfant est testé positif au Covid : une décision qui inquiète grandement des enseignants.

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Radio France
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Les fermetures de classe seront moins systématiques en cas de test positif au coronavirus sur un élève, selon le nouveau protocole sanitaire (photo d'illustration). (MARTIN BUREAU / AFP)

"La bonne formule n'est pas d'alléger le protocole" a regretté Ghislaine David, la co-secrétaire générale et porte-parole du Snuipp-Fsu, premier syndicat du primaire, vendredi 18 septembre sur franceinfo après l'annonce de l'assouplissement du protocole sanitaire dans les écoles par le ministre de la Santé Olivier Véran la veille au soir. Désormais, lorsqu'un enfant est malade, ses camarades de classe ne seront plus systématiquement mis en septaine.

Une décision "catastrophique pour l'école", assure l'enseignante : "Partout ailleurs on renforce les mesures. Le risque c'est que la contamination se propage dans une classe ou dans l'école sans qu'on le sache puisque l'on sait que certains élèves sont asymptomatiques", a-t-elle ajouté.

"Une forte inquiétude chez les enseignants"

"Il y avait soi-disant un plan de continuité pédagogique prêt depuis le mois de juillet, selon lequel on prévoyait, dans les zones où le virus circulait activement, d'alléger les groupes d'élèves et de renforcer la distanciation physique pour que le virus circule moins", a-t-elle expliqué, déplorant que "ce plan, on ne l'applique pas dans les écoles."

Si les formes graves du virus sont rares chez les enfants, elles sont plus courantes chez les adultes : "Il y a une forte inquiétude chez les enseignants", a ajouté Ghislaine David. "On a des écoles à Marseille où tous les enseignants sont malades", a-t-elle affirmé.

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