Coronavirus : l'Italie place 15 millions de personnes en quarantaine dans le nord du pays

Ce projet de décret gouvernemental placera ces zones en quarantaine stricte jusqu'au 3 avril prochain. 

La devanture close d\'un restaurant à Milan (Italie), fermé en raison de l\'épidémie de coronavirus, le 5 mars 2020.
La devanture close d'un restaurant à Milan (Italie), fermé en raison de l'épidémie de coronavirus, le 5 mars 2020. (MAIRO CINQUETTI / NURPHOTO)

La mesure est sans précédent. Pays le plus touché par l'épidémie de coronavirus en Europe, avec presque 6 000 cas et plus de 200 morts, l'Italie a placé en quarantaine, dimanche 8 mars, plus de 15 millions d'habitants du nord du pays. Cette décision s'accompagne de restrictions drastiques dans le reste du pays pour endiguer l'épidémie.

Les entrées et sorties d'une vaste zone dans le nord de l'Italie, allant de Milan, capitale économique du pays, à Venise, haut lieu du tourisme mondial, sont désormais étroitement limitées, selon un décret publié sur le site du gouvernement. Sont concernées : la région de Lombardie et les provinces septentrionales de Modène, Parme, Piacenza, Reggio Emilia, Rimini, Pesaro et Urbino, Alessandria, Asti, Novara, Verbano-Cusio-Ossola, Vercelli, Padoue, Trévise, et Venise. Une carte détaillée des zones concernées est disponible sur le site du Corriere della Sera.

Les salles de spectacles fermées dans tout le pays

Dans ces régions, toutes les manifestations culturelles, sportives ou religieuses sont interdites, et les discothèques, pubs, écoles de danse et autres lieux similaires devront également fermer leurs portes jusqu'au 3 avril, selon le décret. Signe de la gravité de la situation, les musées, théâtres, cinémas et autres salles de spectacles doivent également fermer dans tout le pays.

L'épidémie s'est accélérée dans le pays, avec plus de 1 247 cas répertoriés au cours des dernières 24 heures et 36 décès, portant le total à 233 morts. Le gouvernement italien a décidé l'envoi de 20.000 personnes en renfort dans ses hôpitaux, ce qui permettra de porter de 5 000 à 7 500 le nombre de lits en soins intensifs.