Coronavirus : "Il y a eu une stratégie du gouvernement qui a consisté à cacher le niveau de faiblesse de l’Etat plutôt que de dire la vérité", affirme Marine Le Pen

"On ne peut pas demander à l’opposition de soutenir les mensonges et les incohérences du gouvernement", a déclaré sur franceinfo la présidente du Rassemblement national, en pleine crise sanitaire.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, invitée de franceinfo le 13 mars 2017. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

"Il y a eu une stratégie du gouvernement qui a consisté à cacher le niveau de faiblesse de l’Etat, de nos stocks, d’impréparation de notre pays, plutôt que de dire la vérité", a déclaré Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, lundi 30 mars sur franceinfo, au sujet de la crise du coronavirus Covid-19.

>> Coronavirus : retrouvez toutes les informations dans notre direct

Le gouvernement n'a cessé de mentir que ce soit "sur les frontières, les masques inutiles, les tests eux-mêmes inutiles. Tout cela a créé une situation de méfiance de la part de la population à l'égard de ses dirigeants", a expliqué Marine Le Pen. "L'unité nationale ne peut pas se faire autour du mensonge. On ne peut pas demander à l’opposition de soutenir les mensonges et les incohérences du gouvernement."

Mon rôle de responsable politique c'est de dire la vérité aux Français et de mettre la pression sur gouvernement pour qu'il prenne le plus rapidement possible les mesures que je considère nécessaire.

Marine Le Pen

à franceinfo

Comme tout le monde Marine Le Pen est confinée. Elle ne porte pas de masque. "D'ailleurs je le trouve où ?", a-t-elle questionnée. "On est dans une situation critique où nous manquons de masques et de tests. Nous sommes dans une stratégie défensive face au virus. Le confinement c'est lorsqu'on n'a plus d'autres solutions que celle-là."

Marine Le Pen a estimé qu'il "aurait fallu" conserver les masques commandés lors de la crise du H1N1. En 2009, lors de l'épidémie de grippe H1N1, Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé et des Sports, avait été très critiquée pour avoir commandé un milliard de masques chirurgicaux, 600 à 700 millions de masques FFP2 et lancé une campagne de vaccination. "Elle avait raison, on est obligés de le dire aujourd'hui. Gouverner c'est prévoir et prévoir le pire", a estimé Marine Le Pen.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.