Coronavirus : il y a eu au moins 884 décès dans les Ehpad en France depuis le début de l'épidémie, annonce le directeur général de la santé

C'est la première fois que ce chiffre est donné depuis le début de l'épidémie. Ce bilan s'ajoute donc au nombre de personnes décédées à l'hôpital.

Une résidente d\'un Ehpad à Marchiennes (Nord), le 27 mars 2020.
Une résidente d'un Ehpad à Marchiennes (Nord), le 27 mars 2020. (JULIE SEBADELHA / HANS LUCAS)

Le bilan est lourd. Au moins 884 pensionnaires d'Ehpad sont morts du coronavirus depuis le début de l'épidémie en France. Le chiffre a été rendu public par Jérôme Salomon, jeudi 2 avril, dans son point quotidien. Il s'ajoute au nombre de décès dans les hôpitaux.

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C'est la première fois que le directeur général de la santé précise le nombre de victimes du Covid-19 dans les établissements pour personnes âgées. Jusqu'à présent, seul le nombre de morts à l'hôpital était donné. Ce qui faisait dire à certains soignants que le bilan était sous-estimé. "On sait que les décès survenus à l’hôpital représentent probablement une faible part de la mortalité", reconnaissait d'ailleurs Jérôme Salomon, il y a encore quelques jours. 

Un dispositif de comptage des décès en Ehpad 

Pour obtenir ce chiffre, un dispositif de comptage des décès en Ehpad et dans les établissements médicosociaux a donc été testé ce week-end. Il permet une meilleure gestion en comptabilisant les décès "dès lors qu’un Ehpad ou un autre établissement médicosocial a signalé au moins un cas suspecté d’être infecté par le Sars-CoV-2 survenu dans l’établissement", peut-on lire sur le site du gouvernement. Cette application permet d'avoir des estimations quotidiennes sur les deux principaux lieux de survenue des décès liés au Covid-19 : les hôpitaux et les établissements de santé, "ceux survenant à domicile ou dans d’autres institutions représentant a priori une faible part de la mortalité liée au Covid-19". Ces chiffres sont déclinés au niveau régional et départemental.

De son côté, Santé publique France accélère également sa surveillance de la mortalité toutes causes confondues grâce aux chiffres de l'Insee. Cela permet notamment, en comparaison avec les données historiques, de détecter "un excès de mortalité et, le cas échéant, d’en estimer l’ampleur". Il faut environ une semaine pour consolider ces informations. Cela permettra, sur le long terme, d'estimer l’excès de mortalité induit par le Sars-CoV-2 et ce, quel que soit le lieu du décès.