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Coronavirus : il n'y a "aucune preuve" que des personnes déjà infectées soient immunisées, prévient l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé estime que la délivrance de "passeports immunitaires" risque de favoriser la propagation continue de la pandémie.

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France Télévisions
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Une soignante présente un kit de test de Covid-19 à un automobiliste dans un drive de Londres le 25 avril 2020, pendant l'épidémie de coronavirus. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

La note scientifique a tout d'une mise en garde. "Il n'y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection", prévient l'Organisation mondiale de la santé, dans une communication (en anglais), samedi 25 avril. "A la date du 24 avril 2020, aucune étude n'a évalué si la présence d'anticorps au Sars-CoV-2 confère une immunité contre une future infection par ce virus chez les humains", précise l'OMS.

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La fiabilité des "certificats d'immunité" n'est pas garantie

L'agence des Nations unies lance cet avertissement au moment où certains gouvernements ont émis l'idée de délivrer des "certificats" ou des "passeports d'immunité". Ces documents attesteraient de l'immunité des personnes sur la base de tests sérologiques révélant la présence d'anticorps dans le sang. Leur délivrance permettrait leur déconfinement ainsi que leur retour au travail et la reprise de l'activité économique.

L'efficacité d'une immunisation grâce aux anticorps n'est pas établie à ce stade et les données scientifiques disponibles ne permettent pas de justifier l'octroi d'un "passeport immunitaire" ou d'un "certificat d'absence de risque", avertit l'OMS. "Les personnes qui pensent être immunisées contre une seconde infection parce qu'elles ont été testées positives pourraient ignorer les recommandations de santé publique. Le recours à ce genre de certificats pourrait en conséquence augmenter les risques que la transmission continue", insiste-t-elle.

Une "validation supplémentaire" nécessaire

L'OMS estime par ailleurs que les tests sérologiques actuellement utilisés "ont besoin d'une validation supplémentaire pour déterminer leur exactitude et leur fiabilité". Ils doivent en particulier permettre de distinguer la réponse immunitaire au nouveau coronavirus des anticorps produits à l'occasion d'une infection par un autre des six coronavirus humains connus, dont quatre sont largement répandus, provoquant des rhumes bénins.

Les deux autres sont à l'origine du Mers (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient) et du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère). Or, souligne l'OMS, "les personnes infectées par l'un ou l'autre de ces virus sont susceptibles de produire des anticorps qui interagissent avec des anticorps produits en réponse à l'infection provoquée par le Sars-CoV-2". Il est donc impératif de pouvoir les identifier.

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