Coronavirus : "Il n'y a pas d'escalade, cela augmente de façon linéaire", témoigne un anesthésiste-réanimateur à la Pitié-Salpêtrière

Le professeur Jean-Michel Constantin redoute toutefois un chevauchement du Covid-19 avec une épidémie de grippe.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un personnel soignant enfile une blouse jetable dans un service de réanimation de l'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

Le professeur Jean-Michel Constantin, anesthésiste-réanimateur à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, a dit lundi 7 septembre sur franceinfo, partager "totalement" l'inquiétude de ses confrères marseillais qui alertent sur une "augmentation exponentielle des cas graves de Covid-19 dans leurs unités".

Le secrétaire-général adjoint de la SFAR (Société française d’anesthésie et de réanimation) a estimé qu'à Paris, "on a la même courbe, mais que les Marseillais sont un peu en avance, ils ont un peu plus de patients. Il n'y a pas d'escalade, a toutefois tempéré le médecin. Cela augmente de façon linéaire et il n'y a pas de tension pour l'instant à la Pitié-Salpêtrière."

Inquiétude sur les lits de réanimation

En revanche, il y a une grosse différence par rapport au printemps selon lui car "on continue l'activité chirurgicale actuellement, on a toujours de la traumatologie, et la tension sur les lits de réanimation va être beaucoup plus précoce. On sait qu'on a une marge de manœuvre moins importante", en cas de nouveau pic.

Le médecin a reconnu qu'il est "totalement incapable de dire dans quelle situation on se trouvera dans une semaine ou deux", mais il redoute déjà un chevauchement du Covid-19 avec une épidémie de grippe.

Il n'y aurait rien de pire pour nous car on serait obligés de considérer que tous les patients sont Covid et on devrait les séparer les uns des autres.

Jean-Michel Constantin

à franceinfo

"Il faut se vacciner contre la grippe, c'est fondamental", a plaidé Jean-Michel Constantin. Il a enfin estimé que l'augmentation du nombre de cas ne peut pas être mise "sur le compte des tests qui se multiplient, puisque, dit-il, le taux de positivité des tests augmente régulièrement depuis quatre ou cinq semaines, et cela veut dire qu'on a une circulation plus importante du virus."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.