Cet article date de plus d'un an.

Coronavirus : faut-il généraliser le port du masque ?

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Coronavirus : faut-il généraliser le port du masque ?
FRANCE 3
Article rédigé par
France Télévisions

Contrairement à la Corée du Sud ou au Japon, en France, les masques sont réservés en priorité aux soignants. Il s’agit de gérer les stocks. Faut-il les généraliser à l’avenir ? 

Un pharmacien vient de recevoir une livraison très attendue : des masques chirurgicaux ou FFP2 que l’État lui demande de réserver aux soignants. Le grand public aussi veut s’en procurer. Le pharmacien n’a pas le droit de les leur vendre, alors il donne des conseils. Pas de masques pour tout le monde en France, quand plusieurs de nos voisins européens les rendent peu à peu obligatoires dans l’espace public. Depuis mardi 31 mars, les Autrichiens ne peuvent pas faire de courses s’ils n’ont pas de masque sur le nez. Les supermarchés en distribuent à l’entrée. En Asie, cette pratique est courante. L’expert chinois George Gao, directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, met en garde dans une interview au journal Le Monde, estimant que les États-Unis et l’Europe ont fait une “grande erreur” en ne faisant pas porter de masques à leur population.

Des masques efficaces contre le coronavirus Sras

Alors, le masque est-il vraiment efficace pour se prémunir contre le Covid-19 ? Aucune étude n’a été faite sur ce virus très récent. Des chercheurs de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) avaient étudié l’efficacité des masques contre le Sras, un autre coronavirus. Elle était de 68% pour les masques chirurgicaux, 91% pour les FFP2. Le Covid-19 est encore méconnu des soignants. C’est pourquoi certains médecins réclament maintenant des masques pour tous. Interrogées mercredi, les autorités françaises persistent dans leur stratégie : réserver les masques aux soignants et aux malades. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.