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Coronavirus : en quoi consistent les plans blanc et bleu prévus dans les hôpitaux et établissements de santé ?

Ces dispositifs se traduisent notamment par la mise en place d'une cellule de crise et la mobilisation du personnel nécessaire. 

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France Télévisions
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Une tente installée à l'entrée de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne) pour examiner les personnes souffrant des symptômes du Covid-19, le 6 mars 2020.   (THOMAS SAMSON / AFP)

Alors que Paris est en état d'alerte maximale face à l'épidémie de Covid-19, le plan blanc a été réactivé mi-septembre dans les hôpitaux d'Ile-de-France, selon franceinfo. Le directeur de l'Agence régionale de santé, Aurélien Rousseau, a demandé à tous les établissements de la région "mobiliser toutes leurs ressources et anticiper les jours à venir". "Le système de santé a une mission : prendre en charge tous les malades", a-t-il écrit sur Twitter, jeudi 8 octobre. "Mais on ne peut pas se contenter de dire cela, car une exigence s’impose aussi à chacun de nous : respecter les gestes qui limiteront l’impact de l’épidémie sur l’hôpital et protégeront les soignants", a-t-il encore rappelé.

En quoi consiste le plan blanc, déjà déclenché en mars pour affronter la première vague de l'épidémie de Covid-19 ? Éléments de réponse.

Des dispositifs élaborés à l'avance

Le plan blanc est un dispositif de crise élaboré à l'avance par la direction de l'hôpital. Il permet aux établissements de faire face à une situation sanitaire exceptionnelle en mobilisant en interne tous les moyens, en personnel comme en matériel, dont ils disposent. Publié sur le site du ministère de la Santé, un document du 17 avril 2019 intitulé Guide d'aide à la préparation et à la gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles aide les directeurs d'hôpitaux à élaborer ce plan, en actualisant des consignes datant de 2006 sur cette gestion de crise.

En pratique, lorsqu'une urgence sanitaire se fait jour, le plan blanc "peut être déclenché par le directeur ou le responsable de l'établissement, qui en informe sans délai le représentant de l'Etat dans le département, ou à la demande de ce dernier", explique une fiche du ministère de la Santé. 

Sous le nom de plan bleu, la même démarche doit être réalisée dans les établissements médico-sociaux, y compris les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). "Élaboré sous la responsabilité du directeur de l'établissement médico-social, le plan bleu est un plan d'organisation permettant la mise en œuvre rapide et cohérente des moyens indispensables permettant de faire face efficacement à une crise, quelle qu'en soit la nature", selon l'Agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Du personnel et des lits supplémentaires

Concrètement, ce dispositif se traduit par la mise en place d'une cellule de crise et la mobilisation du personnel nécessaire. "Un plan blanc permet en outre de déprogrammer des activités non indispensables, d'ouvrir des lits supplémentaires ou de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté. Il fixe ainsi les modalités selon lesquelles le personnel nécessaire peut être maintenu sur place et, le cas échéant, rappelé lorsque la situation le justifie, selon les Hôpitaux de Paris (AP-HP)", explique Le Figaro.

A titre d'exemple, à Creil et à Compiègne, en mars dernier, des salariés avaient ainsi été mobilisés, dans ce cadre, pour retrouver les "cas contacts", ces personnes qui ont été en relation avec les patients contaminés, exposait alors le site spécialisé Infirmiers.com

Des plans coordonnés au niveau régional

Enfin, le plan blanc fait partie, à un niveau plus global, des orientations du schéma Orsan (pour Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles), indique le ministère de la Santé. Géré par l'Agence régionale de santé (ARS), le schéma Orsan recense les moyens des établissements de santé susceptibles d'être mobilisés en cas d'urgence sanitaire et définit les conditions de leur emploi. Il appartient également à l'ARS de coordonner au niveau régional la réponse des différents hôpitaux à la crise.

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