Coronavirus : des faux policiers français escroquent des étudiants chinois

Les malfaiteurs ont fait croire que le port du masque chirurgical était illégal.

Une femme porte un masque chirurgical à Paris, le 3 mars 2020.
Une femme porte un masque chirurgical à Paris, le 3 mars 2020. (JULIEN MATTIA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Des faux policiers français ont escroqué des étudiants chinois qui portaient un masque contre le coronavirus, en leur infligeant des amendes au nom de la loi interdisant... la dissimulation du visage, a indiqué l'ambassade de Chine à Paris.

En Chine, sur conseil des autorités sanitaires, tout le monde ou presque porte un masque dans les villes, afin d'éviter d'être contaminé par le virus provoquant le Covid-19, apparu dans le pays en décembre. En France en revanche, où le gouvernement ne recommande pas d'en porter, les personnes avec un masque sur le visage restent rares – à l'exception de celles venues de Chine.

Des agressions à des fins crapuleuses

"Ces étudiants (...) ont été condamnés à 150 euros d'amende par des 'policiers'  pour avoir enfreint la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public", a indiqué l'ambassade sur son site internet. "Après vérification auprès de la police et de la justice française, il s'agit de malfaiteurs se faisant passer pour des policiers. Le port d'un masque pour raisons de santé n'est absolument pas illégal", a-t-elle précisé dans un communiqué en chinois publié samedi.

L'ambassade de Chine a également fait état de malfaiteurs usurpant l'identité d'agents des services de santé afin de s'introduire frauduleusement dans les domiciles de ressortissants chinois vivant en France et d'y commettre des vols. Elle appelle les Chinois à "être sur leurs gardes" face aux personnes se prévalant d'agir au nom des mesures de prévention contre le coronavirus. La communauté asiatique est parfois la cible d'agressions en région parisienne à des fins crapuleuses. Des actes de racisme contre des Asiatiques se sont également manifestés un peu partout en Europe après le début de l'épidémie de Covid-19.