Coronavirus : campagne de dépistage massif dans quatre villes

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 3 min.
Coronavirus : campagne de dépistage massif dans quatre villes
France 2
Article rédigé par
L.Legendre, C.Barbaux, A.Lepinay, B.Drouet, B.Poulain, N.Mouamma, H.Horocks, D.Mascret - France 2
France Télévisions

Une campagne de dépistage massif débute lundi 14 décembre en France. Les tests, réalisés sur la base du volontariat, ont débuté dans la matinée au Havre (Seine-Maritime). Suivront ensuite Charleville-Mézières (Ardennes), puis Roubaix (Nord) et Saint-Etienne (Loire). 

À quelques jours des fêtes, c’est la nouvelle stratégie pour lutter contre l’épidémie du coronavirus : dépister en masse les habitants d’une agglomération. Dans la métropole, 70 lieux vont dépister les personnes volontaires avec des tests antigéniques gratuits et rapides. Avec ce dépistage à grande échelle, les autorités sanitaires espèrent casser la chaine de contamination. La ville de Charleville-Mézières (Ardennes), qui connait une hausse importante des cas positifs ces dernières semaines, s’est portée volontaire. Le maire, Boris Ravignon, "s’inquiète", avec les fêtes de fin d’année du "risque de propager l’épidémie". 250 chambres d’hôtels et des gîtes sont mis à disposition des personnes testées positives qui souhaitent s’isoler. 

Efficace à plusieurs conditions  

Damien Mascret, médecin et journaliste France Télévisions, indique sur le plateau du 13 Heures la campagne "peut avoir une influence sur l’épidémie", mais à plusieurs conditions : tout d'abord une participation massive de la population, "au moins la moitié", voire 75%. Il faut ensuite "répéter les tests idéalement de façon hebdomadaire" et enfin "tracer les contacts des cas positifs et isolés". À l’échelle d’un pays, ces conditions paraissent "presque impossibles" à réunir, ajoute Damien Mascret : selon des chercheurs, il faudrait, pour rester sous les 40 000 cas, "tester 75% de la population tous les 16 jours" ou "tous les six jours" dans le cas d’un scénario négatif. 



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