Cet article date de plus d'un an.

Coronavirus : "C'est une guerre pour protéger nos vies", affirme le président du syndicat de médecins libéraux UFML

Emmanuel Macron a appelé lundi soir tous les Français à se mobiliser contre la propagation du coronavirus. Pour le chef de l'Etat, le pays est en guerre sanitaire. Il a annoncé une série de mesures fortes pour lutter contre l'épidémie. Des mesures que salue Jérôme Marty, président du syndicat Union française pour une Médecine Libre.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le chef de l'Etat s'adresse aux Français lundi 16 mars. "Nous sommes en guerre" contre le coronavirus, a-t-il déclaré. (RICHARD BRUNEL / MAXPPP)

Confinement dès mardi midi et pour 15 jours au moins, report du second tour des municipales, fermeture des frontières Schengen, mesures pour soutenir les entreprises, matériel de protection pour les hôpitaux et les médecins généralistes ou encore construction d'un hôpital de campagne en Alsace... Le nouveau renforcement des mesures annoncé lundi 16 mars par Emmanuel Macron pour lutter contre la propagation du coronavirus sont "à la hauteur", estime sur franceinfo Jérôme Marty, président de l'UFML, l'un des syndicats de médecins libéraux. "C'est une guerre pour la vie, pour protéger nos vies", a-t-il déclaré. "En acceptant ce changement de vie permanent", les Français "feront barrage" au virus selon lui.

Franceinfo : Les mesures annoncées par Emmanuel Macron sont-elles à la hauteur selon vous ?

Jérôme Marty : Oui elles sont à la hauteur. C'est une guerre pour la vie, pour protéger nos vies, pour protéger nos modes de vie, contre la maladie. C'est une guerre qui va mobiliser tout le système sanitaire, tous les soignants, que ce soit la ville, l'hôpital, unis dans un même combat. Il n'y a plus de secteurs, il n'y a plus de spécialités, il n'y a plus qu'une médecine, une médecine qui doit faire front, avec ses moyens, sans compter son temps, en prenant parfois des risques, et en se donnant entièrement. Par exemple nos confrères à Mulhouse sont dans une situation extrêmement difficile, ils donnent tout, et toute la question est de savoir combien de temps on peut donner tout, et c'est pour ça que le président a dit qu'il fallait les aider. Le rôle de la population, par ce confinement, c'est d'aider le personnel soignant, en faisant barrière contre la maladie.

Que dites-vous aux Français qui vont devoir rester confinés pendant 15 jours ?

Ils sont chacun engagés dans un combat collectif, ils ont chacun un rôle aussi important que celui des soignants. Ils ont un choix binaire : être relais du virus, ou barrage au virus. En acceptant cette distanciation sociale, en acceptant ce changement de vie permanent, ils feront barrage et en ce sens ils nous aideront car ils vont ralentir la propagation du virus, et en faisant cela, ils vont écrêter cette immense vague que l'on voit arriver sur nous.

Emmanuel Macron a dit qu'on ne savait pas quand l'épidémie allait s'arrêter, vous êtes d'accord ?

Oui, ce qui est inquiétant c'est que la maladie se développe aussi dans l'hémisphère Sud. Des pays comme le Pérou commencent le confinement, l'Amérique du Sud est atteinte par le virus, l'Afrique on ne sait pas, mais tout laisse à penser que la chaleur ne bloque pas le virus donc on peut se poser la question de sa saisonnalité.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.