Coronavirus : "C'est la rentrée, faites-vous tester !", lance une médecin du CHU de Marseille, qui veut en faire un slogan

À Marseille, le taux d'incidence du coronavirus est trois fois plus élevé que le seuil d'alerte. Annie Levy-Mozziconacci demande aussi des mesures "à l'échelle de la ville".

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Radio France
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La généticienne Annie Levy-Mozziconacci, à Marseille, le 28 mars 2018. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

"N'importe qui peut trouver un lieu de dépistage au plus près de son lieu d'habitation", affirme sur franceinfo mardi 25 août Annie Levy-Mozziconacci, médecin biologiste au CHU de Marseille et ancienne conseillère municipale et métropolitaine. "Selon les endroits, ça peut se faire en 24, 48 ou 72 heures, ce qui peut tout à fait être compatible avec une prise en charge individuelle. Moi je pense que le slogan qu'on doit reprendre, c'est : 'C'est la rentrée, faites-vous tester !'"

"Je ne dis pas que tout le monde doit aller se précipiter mais on doit avoir une réflexion de citoyens, et se dire 'est-ce que j'ai participé à un événement récent où les règles sanitaires de barrière n'étaient pas respectées ?' Si on répond oui à la question, il faut aller se faire tester", continue la médecin du CHU de Marseille. "Après se posera la question de savoir si on a assez de tests pour tout le monde, mais aujourd'hui la question n'est pas au débat."

"Fermer les bars à 20h serait lourd de conséquences"

Alors que le taux d'incidence du coronavirus est très élevé à Marseille, trois fois plus que le seuil d'alerte, et que le taux positivité de ces tests augmente aussi, pour Annie Levy-Mozziconacci, "la question se pose" de mettre en place de nouvelles mesures pour freiner le rebond de l'épidémie. "Sur le plan des hôpitaux, une réunion bi-hebdomadaire a repris à l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille pour pouvoir anticiper ce qui peut arriver. Un rebond épidémique, ça se prépare. Tous les services ont rouvert et prennent en charge les pathologies classiques de la population. La question va être de savoir s'il faut modifier ces programmes hospitaliers et chirurgicaux. Aujourd'hui, on n'est pas du tout dans une pénurie de lits, on est plutôt à suivre pas à pas l'évolution de la situation."

Des mesures doivent aussi être envisagées à l'échelle de la ville, selon la médecin biologiste. "Je pense qu'aujourd'hui, il y a quelque chose à faire" à propos des bars notamment. "Tout le monde ne doit pas être pénalisé, fermer les bars à 20 heures serait lourd de conséquences", selon Annie Levy-Mozziconacci. "Déjà peut-être rappeler le bon sens et surveiller des structures comme les bars, c'est important. Mais s'il faut y arriver, il faudra le faire pour ne pas arriver à un confinement plus drastique de nos activités, de nos libertés. "

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