Coronavirus : aux Etats-Unis, la Chambre des représentants vote le dépistage gratuit et l'indemnisation des arrêts maladie

Le fait que de nombreux Américains n'aient pas de couverture santé interrogeait sur la capacité du pays à enrayer l'épidémie.

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France Télévisions
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Des personnels soignants procèdent à un dépistage du coronavirus à un "drive" à Denver, dans le Colorado (Etats-Unis), le 11 mars 2020. (JIM URQUHART / REUTERS)

Cela peut sembler évident vu de France, mais aux Etats-Unis, c'est loin d'être anodin : la Chambre des représentants a voté, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 mars, un train de mesures contre le coronavirus Covid-19 qui comprend la gratuité du dépistage et l'instauration d'un arrêt maladie d'"urgence" rémunéré.

Quand le texte entrera en vigueur, le test sera "gratuit pour toute personne ayant besoin d'être testée, y compris celles qui n'ont pas d'assurance", a expliqué la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. Une élue démocrate, Katie Porter, avait estimé à environ 1 300 dollars (1 166 euros) le coût moyen d'un dépistage.

Le texte prévoit également la possibilité d'un arrêt maladie d'"urgence", avec "deux semaines de congés et jusqu'à trois mois d'arrêt pour raison familiale ou médicale".

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Un texte voté y compris par des républicains

Les Etats-Unis n'ont pas de système de couverture universelle pour la santé et des millions d'Américains ne sont pas, ou mal, assurés, tandis que les congés maladie payés ne sont accessibles qu'à une minorité d'employés, beaucoup étant payés à l'heure. Cela rend la société américaine plus vulnérable à l'épidémie, beaucoup de personnes n'étant pas en mesure d'arrêter de travailler pour rester confinées chez elles. La progression du virus a contribué à relancer le débat sur ce sujet, déjà au cœur de la campagne présidentielle en cours.

La proposition de loi prévoit également un accès plus aisé à l'assurance-chômage, ainsi qu'aux bons alimentaires, notamment pour les enfants privés d'école pour éviter la propagation, et débloque des fonds fédéraux afin de financer le programme "Medicaid", couvrant la santé des Américains aux revenus les plus modestes.

Avant d'entrer en vigueur, le texte devra encore être approuvé par le Sénat, à majorité républicaine, puis signé par Donald Trump. Mais à la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, il a fait l'objet d'un rare accord transpartisan, et a été adopté à 363 voix contre 40.

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