Coronavirus : "300 000 téléchargements" pour le tutoriel de l'Afnor pour fabriquer des masques

L'important c'est notamment de trouver des matériaux filtrants mais pas trop, respirant mais pas trop. Les précisions du directeur général de l'Afnor.

Fabriquer un masque en tissu à la maison (illustration).
Fabriquer un masque en tissu à la maison (illustration). (GR?GORY YETCHMENIZA / MAXPPP)

L'Afnor (Association française de normalisation) a lancé une plateforme pour permettre à ceux qui fabriquent des masques en tissu contre le coronavirus de se rencontrer et d'échanger virtuellement avec ceux qui en cherchent. "Nous avons déjà des centaines d'inscrits", a expliqué jeudi 9 avril sur franceinfo Olivier Peyrat, directeur général de l'Afnor. Leur tutoriel, qu'elle propose pour fabriquer des masques, a été téléchargé "300 000 fois" depuis fin mars.

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"On peut parler de grand succès, se félicite Olivier Peyrat. Pour le faire, on s'est inspirés des meilleures pratiques, on s'est inspirés de tutoriels sur Internet et avec 150 experts nous avons cherché à faire mieux".

franceinfo : Que trouve-t-on sur ce document ?

Olivier Peyrat : On est sur des logiques de fichiers téléchargeables gratuitement avec des patrons, des recommandations sur les matières qui se veulent aussi accessibles que possible. Il y des recommandations sur les choses à éviter, comme la couture au milieu [du masque]. Ce n'est pas bon. On trouve des tas de tutos avec des coutures au milieu, mais notre cahier des charges n'en comporte pas. Il y aussi des recommandations d'entretien car il faut l'entretenir. Il faut le laver à 60°, réglage coton.

Quel tissu peut-on utiliser ?

Il faut un critère de filtration et un critère de respirabilité. Si c'est trop filtrant vous risquez de ne pas pouvoir respirer. S'il est très respirant il peut être moins efficace pour la filtration.

Il y a des recommandations pour que les gens puissent faire des choses à partir des matériaux de tous les jours.Olivier Peyrat, directeur général de l'Afnorà franceinfo

Nous sommes en train de faire des tests pour avoir des configurations, des sandwichs, qui permettent d'avoir des résultats avec des matériaux de tous les jours.

Comment fonctionne votre plateforme ?

Nous fournissons un cahier des charges et après chacun se l'approprie en fonction de ses compétences et de ses talents. Nous avons identifié une très forte demande solidaire avec d'un côté des gens, ce sont notamment des artisans, des retraités, qui veulent aider localement et nous avons des demandeurs comme des commerçants, des livreurs, des éboueurs. Donc nous avons détourné de son usage initiale la plateforme Afnor pro contact pour la mettre au service de cet élan de solidarité. masques-barrieres.afnor.org a été lancé hier et nous avons déjà des centaines d'inscrits.