Coronavirus : 240 000 volontaires pour soutenir l'agriculture française

Des salariés qui se retrouvent au chômage partiel ont répondu à l'appel de la FNSEA, le premier syndicat agricole, pour venir travailler dans les champs. 240 000 volontaires se sont signalés, un soutien plus qu'apprécié en ces temps de Covid-19.

France 2

Cueillir des fraises, c'est le meilleur moyen de se rendre utile pour Sophie Millot. Ce n'est pourtant pas son métier : elle est organisatrice d'événements dans l'hôtellerie. Au chômage partiel suite au Covid-19, elle a demandé l'autorisation à son employeur de travailler dans l'agriculture, pour rester active. "Cela me permet de rencontrer d'autres personnes, de voir le métier, de ne pas rester à rien faire pendant la période de confinement", explique-t-elle.

52 centimes pour cueillir un kilo de fraises

La semaine du 6 avril, elle a cueilli 380 kilos de fraises, pour un revenu de 197 euros. La cueillette est payée à la tâche : 52 centimes le kilo. C'est le revenu offert aux saisonniers étrangers. L'entreprise en attendait 45. Des employés roumains, polonais ou encore marocains, qui ont été bloqués dans leurs pays. Le recours de dernière minute à de la main-d'œuvre se comprend mieux.

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Un ouvrier agricole travaille dans un serre chez un fraisiculteur de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, près d\'Orléans (Loiret), le 25 mars 2020.
Un ouvrier agricole travaille dans un serre chez un fraisiculteur de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, près d'Orléans (Loiret), le 25 mars 2020. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)