Coronavirus 2019-nCoV : un premier rapatriement de Français prévu en fin de semaine

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé qu'un premier avion avec une équipe médicale à bord atterrirait "jeudi après-midi à Wuhan".

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, arrive à Matignon, à Paris, le 26 janvier 2020.
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, arrive à Matignon, à Paris, le 26 janvier 2020. (LUCAS BARIOULET / AFP)

Le rapatriement des Français depuis Wuhan (Chine), épicentre de l'épidémie de coronavirus 2019-nCoV, s'organise. Quelque 250 d'entre eux, ainsi que plus de 100 ressortissants d'autres pays européens, doivent rentrer en fin de semaine à bord de deux avions distincts, a annoncé la Commission européenne mardi 28 janvier. "Seuls des citoyens sains ou asymptomatiques seront autorisés à voyager", a précisé l'exécutif européen.

Agnès Buzyn avait annoncé, plus tôt dans la journée, qu'un premier avion avec une équipe médicale à bord atterrirait "jeudi après-midi à Wuhan" et serait de retour en France "vendredi soir, vendredi dans la nuit ou samedi matin". "Entre 500 et 1 000 ressortissants français" sont potentiellement concernés mais "tous ne veulent pas rentrer", avait souligné la ministre de la Santé. "Plusieurs avions vont se succéder" pour ne pas mélanger des personnes possiblement porteuses du virus avec des personnes saines, avait-elle précisé. Selon une source militaire, un A340 de l'armée de l'air, qui assure habituellement du transport de troupes ou des voyages officiels, sera mobilisé pour ce premier rapatriement des Français de Wuhan.

14 jours de quarantaine à leur arrivée

Une fois sur le sol français, les rapatriés ne présentant pas de symptômes seront regroupés dans un lieu où ils seront sous surveillance médicale pendant 14 jours, durée maximale estimée d'incubation de la maladie. "Nous avons identifié un lieu d'accueil en région parisienne", a indiqué la ministre de la Santé, selon laquelle il ne doit "pas être trop éloigné d'hôpitaux" au cas où l'une des personnes s'avère malade. Les rapatriés qui présentent déjà des symptômes seront, quant à eux, hospitalisés à leur retour.

"Les mesures sont justifiées par le niveau de risque", a estimé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, assurant toutefois que ce rapatriement ne représentait pas un risque de propagation du virus en France. Un quatrième cas de coronavirus a été détecté mardi dans l'Hexagone, chez un touriste chinois âgé "d'environ 80 ans". Hospitalisé en réanimation à Paris, il se trouve "dans un état sévère". En Chine, le dernier bilan officiel fait état de 106 morts, pour plus de 4 500 personnes contaminées, principalement autour de Wuhan.